Covid-19 : le variant britannique s’étend à 86 pays et le sud-africain à 44, selon l’OMS

10 février 2021

Le nombre de pays et territoires où se trouve dorénavant le variant britannique (COV202012/01) du coronavirus s’élève à 86, soit six de plus par rapport à la semaine dernière, a annoncé mercredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS). 

Le variant sud-africain (501Y.V2) qui, comme le britannique, est beaucoup plus contagieux que ne l’était le virus SARS-CoV-2 originellement, poursuit aussi sa propagation. Il est désormais présent dans 44 pays et territoires, soit trois pays de plus que la semaine passée, détaille l’OMS dans son dernier bulletin épidémiologique hebdomadaire.

De son côté, le variant brésilien (P.1.) a été signalé dans 15 pays, soit cinq de plus par rapport à la semaine dernière.

Selon l’agence sanitaire de l’ONU, les détections de variants restent limitées aux seuls cas importés dans plusieurs pays. Cependant, ils sont de plus en plus souvent « identifiés parmi un sous-ensemble d’échantillons communautaires sans lien direct avec les voyageurs ».

Hausse de transmissibilité, et des signes de gravité de la maladie avec le variant britannique

A ce sujet, l’OMS rappelle que la transmission locale du variant britannique a été signalée dans un nombre croissant de pays de la région européenne et dans certaines régions d’Amérique du Nord. De même, il existe « des preuves suggérant que la transmission du variant sud-africain se produit dans plusieurs pays de la région africaine, avec des groupes de cas ou une transmission locale active dans des pays d’autres régions » du monde.

D’une manière générale, le variant britannique a montré une hausse de la transmissibilité, et certains signes d’augmentation de la gravité de la maladie, selon des résultats préliminaires. Au Royaume-Uni, par exemple, les échantillons testés avec la Covid-19 de cette souche sont passés de 63% dans la semaine du 14 décembre à 90% dans la semaine du 18 janvier, a indiqué l’OMS dans sa mise à jour épidémiologique hebdomadaire.

« Ce taux élevé de détection a persisté ces dernières semaines, tandis que le nombre de cas et de décès affiche une tendance à la baisse », précise l’agence onusienne, relevant toutefois que du 11 janvier au 7 février, une tendance à la baisse a été observée, à la « suite à la mise en place de mesures sanitaires et sociales strictes ».

Le variant sud-africain n’a pas été associée à « une hausse de la mortalité hospitalière »

L’OMS a également surveillé deux autres souches (sud-africaine et brésilienne) du nouveau coronavirus qui se propagent activement. En date du 9 février, le variant sud-africain a été signalé dans 44 pays, tandis que la variante brésilienne a été détectée dans 15 nations.

En Afrique du Sud, où ce variant a été initialement identifiée, une tendance progressive à la baisse de l’incidence des cas et des décès est observée. Cependant, l’OMS estime qu’elle n’a pas été associée à « une hausse de la mortalité hospitalière ». « Et la gravité de la maladie pourrait être similaire à celle des variantes circulant auparavant », précise l’agence onusienne.

D’une manière générale, le variant sud-africain a montré une transmissibilité accrue (4,6). De plus, « des études en laboratoire ont noté une légère réduction de l’activité neutralisante contre les variantes 501Y.V2 du SRAS-CoV-2 chez les personnes vaccinées avec les vaccins Moderna ou Pfizer-BioNTech, bien que les titres d’anticorps neutralisants restent supérieurs aux niveaux censés conférer une protection » vaccinale.

« Néanmoins, l’efficacité contre les coronavirus graves, les hospitalisations et les décès n’a pas été étudié », fait valoir l’OMS. Une façon pour l’agence onusienne de rappeler qu’il s’agit, à ce stade, de résultats préliminaires.

« Des signes précoces de déclin » du variant brésilien

Dans ces conditions, l’OMS soutient que des recherches plus approfondies s’imposent, notamment pour « évaluer la performance du vaccin contre les maladies graves, l’évaluation de l’activité neutralisante dans un plus grand nombre d’échantillons et pour d’autres vaccins contre ce variant sud-africain ». 

Au Brésil, où le variant P.1 a été initialement identifiée en plus de la détection dans un groupe de voyageurs brésiliens au Japon, une deuxième vague de cas et de décès correspondants a été observée. L’OMS fait état « de tendances à la hausse à partir de fin novembre 2020 », mais sur le terrain, les autorités sanitaires brésiliennes ont constaté la semaine dernière « des signes précoces de déclin ».

Plus globalement, l’émergence de nouveaux variants a mis en évidence l’importance pour les pays de continuer à renforcer leur dispositif de santé publique et mesures sociales.

Selon un décompte établi mercredi par l’OMS, plus de 2,32 millions de personnes sont décédées du coronavirus dans le monde. Plus de 106,32 millions de contaminations ont été signalées depuis l’apparition de la maladie en Chine en décembre 2019.

 

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