Clonage : une déclaration de principes adoptée à l'ONU pour « protéger la vie humaine »

Clonage : une déclaration de principes adoptée à l'ONU pour « protéger la vie humaine »

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Aboutissement de quatre ans de travaux à l'ONU sur l'interdiction du clonage, la commission juridique de l'Assemblée générale a adopté une déclaration de principes interdisant « toutes les formes de clonage humain » incompatibles avec la « dignité » et la « protection de la vie humaine », qui laisse ouverte la question du clonage thérapeutique, sans en faire mention.

La Commission juridique (Sixième Commission) de l'Assemblée générale a adopté par 71 voix pour, 35 voix contre et 43 abstentions, le texte présenté par le Honduras qui recommandait à l'Assemblée générale « d'inviter les États à adopter toutes les mesures voulues pour protéger comme il convient la vie humaine dans l'application des sciences de la vie et à interdire toutes les formes de clonage humain dans la mesure où elles seraient incompatibles avec la dignité humaine et la protection de la vie humaine », indique un communiqué paru le 18 février.

Le texte adopté s'étant trouvé en concurrence avec deux autres projets présentés l'un par la Belgique et l'autre par l'Italie, la procédure du vote, exceptionnelle à la Sixième Commission où les textes sont normalement adoptés par consensus, a été suivie vendredi dernier.

Le projet de résolution du Honduras recommande par ailleurs que l'Assemblée générale invite les États Membres à adopter des mesures « pour interdire l'application des techniques de génie génétique qui pourraient aller à l'encontre de la dignité à adopter » et à intégrer ces principes dans leur législation, précise le communiqué.

La question du clonage des êtres humains figure à l'ordre du jour de l'ONU depuis le 12 décembre 2001, date à laquelle l'Assemblée générale a créé le Comité spécial chargé des travaux préliminaires en vue de l'élaboration d'une convention internationale contre le clonage d'êtres humains à des fins de reproduction.

En raison des fortes divergences entre les Etats souhaitant l'interdiction absolue du clonage et ceux qui souhaitaient réserver la possibilité d'utiliser cette technique à des fins de recherche, aussi appelé « clonage thérapeutique » (voir notre dépêche du 21 octobre 2004), les travaux sur cette convention n'ont jamais vu le jour. En conséquence, sur recommandation de la Sixième Commission (voir notre dépêche du 19 novembre 2004), l'Assemblée générale a décidé, le 23 décembre 2004, de s'en tenir à l'adoption d'une Déclaration des Nations Unies sur le clonage d'êtres humains, soit une déclaration de principes non contraignante.

Quelle que soit leur position quant au clonage thérapeutique, l'ensemble des Etats Membres ont réitéré leur condamnation du « clonage à des fins de reproduction ».