L’ONU fait tout son possible pour mettre fin à la suspension de l’Initiative céréalière de la mer Noire

Le Secrétaire général António Guterres regarde un cargo être chargé de céréales sur le navire Kubrosliy, dans le port d'Odessa, en Ukraine (photo d'archives)..
Photo ONU/Mark Garten
Le Secrétaire général António Guterres regarde un cargo être chargé de céréales sur le navire Kubrosliy, dans le port d'Odessa, en Ukraine (photo d'archives)..

L’ONU fait tout son possible pour mettre fin à la suspension de l’Initiative céréalière de la mer Noire

Aide humanitaire

A un Sommet de la Ligue des Etats arabes mardi à Alger, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré que l’ONU faisait tout son possible pour mettre fin à la suspension de l’Initiative céréalière de la mer Noire, quelques jours après la décision prise par la Russie concernant ce mécanisme qui permet notamment les exportations de céréales par l’Ukraine.

« En collaboration avec toutes les parties prenantes, nous nous employons sans relâche à mettre fin à la suspension, et à étendre l’Initiative sur l’exportation de céréales par la mer Noire et à supprimer tous les obstacles qui entravent encore l’exportation des denrées alimentaires et des engrais en provenance de Russie », a dit le chef de l’ONU dans un discours devant les dirigeants présents.

« Cette Initiative a été vitale pour votre région et pour le monde entier. Des navires sont partis. De la nourriture a été distribuée. Les prix ont chuté. Il s’agit là d’une action cruciale. Elle ne doit pas s'arrêter. Car chaque augmentation du prix des denrées alimentaires, aussi infime soit-elle, pousse davantage de personnes et de communautés vers la pauvreté et la faim, et dans bien des cas vers l'instabilité », a-t-il ajouté.

« Nous devons faire tout notre possible pour assurer le succès continu de l’Initiative sur l’exportation de céréales par la mer Noire pour venir en aide aux pays dans le besoin, y compris des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, qui dépendent de denrées alimentaires et d’engrais accessibles et abordables – provenant à la fois d'Ukraine et de la Fédération de Russie », a encore dit le Secrétaire général.

Le Secrétaire général António Guterres (à gauche) rencontre le Ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra à Alger.
Nations Unies
Le Secrétaire général António Guterres (à gauche) rencontre le Ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra à Alger.

Climat : les pays riches doivent montrer l'exemple

Par ailleurs, à quelques jours de l’ouverture de la Conférence des Nations Unies sur le climat, la COP27, à Charm El-Cheikh, en Egypte, António Guterres a estimé que cette conférence constituait « une autre occasion vitale de rétablir la confiance entre les pays développés et les pays en développement ».

Selon lui, les pays riches doivent montrer l’exemple. « Au cours de cette décennie, il leur incombe de réduire leurs émissions – de façon que le réchauffement de la planète ne dépasse pas 1,5 degré Celsius – et de se convertir entièrement aux énergies renouvelables », a-t-il dit.

Il a rappelé qu’il leur faudra aussi mobiliser chaque année 100 milliards de dollars pour aider les pays en développement à renforcer leur résilience et que la moitié des fonds consacrés à l’action climatique doit servir à financer les mesures d’atténuation.

Le Secrétaire général a également jugé urgent de s’atteler à la question des impacts climatiques auxquels les pays n’auront pas la capacité de s’adapter. « Agir sur les pertes et dommages constitue un impératif moral qui doit être au cœur de la COP27 », a-t-il dit. « Il serait immoral et déraisonnable d’attendre des populations qui n’ont contribué en rien au réchauffement de la planète qu’elles payent le prix des bouleversements climatiques ».

Plan de relance

Au-delà de la crise climatique, le chef de l’ONU estime que les pays en développement ont besoin d’un plus grand soutien, notant que « près de la moitié des gouvernements du monde, y compris dans la région arabe et en Afrique, n’obtiennent pas les financements dont ils ont besoin ».

Il a plaidé en faveur d’un plan de relance des Objectifs de développement durable sous l’égide du G20. L’objectif est triple : stimuler les investissements dans le développement durable pour les économies émergentes ; accroître la liquidité ; et accélérer l’allègement et la restructuration de la dette de façon globale, efficace et équitable.