Syrie : l’envoyé de l’ONU s’inquiète de l’intensification des hostilités dans le sud

12 août 2021

L'Envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, Geir O. Pedersen, a exprimé jeudi sa préoccupation croissante concernant les développements dans le sud du pays.

Lors d’une réunion du Groupe de travail humanitaire du Groupe international de soutien à la Syrie tenue virtuellement à Genève, il a noté que l'intensification des hostilités, qui s'est accompagnée de bombardements intensifs et d'affrontements au sol accrus, a fait des victimes parmi les civils, ainsi que des dommages aux infrastructures civiles.

« Des milliers de civils ont été contraints de fuir Daraa al-Balad. Les civils souffrent de graves pénuries de carburant, de gaz de cuisine, d'eau et de pain. L'assistance médicale est insuffisante pour soigner les blessés. La situation est alarmante », a-t-il dit dans une déclaration à la presse.

L'Envoyé spécial a réitéré ses appels, dans sa déclaration du 31 juillet, à la fin immédiate de la violence. Il a demandé à toutes les parties qu'elles respectent le principe de la protection des civils et des biens civils, conformément au droit international humanitaire.

Nécessité d’un accès humanitaire sûr et sans entrave

Il a également souligné qu'un accès humanitaire immédiat, sûr et sans entrave doit être accordé à toutes les zones et communautés touchées, y compris Daraa al-Balad, et que la situation de quasi-siège doit cesser.
 
Geir O. Pedersen a indiqué que son équipe et lui-même continuaient de dialoguer avec toutes les parties concernées sur le terrain et au niveau international pour mettre fin à la crise, avertissant qu'il existe un risque d'affrontements accrus et de détérioration supplémentaire à moins qu'il n'y ait un calme immédiat et une voie politique à suivre. L'Envoyé spécial continue également d’avoir des nouvelles des habitants de Deraa, y compris de représentants de la société civile sur le terrain, qui ont exprimé de graves craintes pour leur sécurité.

Des tensions ailleurs en Syrie

Lors de la réunion à Genève, M. Pedersen a également indiqué que les tensions se poursuivent ailleurs en Syrie, avec une escalade notable de la violence dans le nord-ouest du pays ; et de multiples problèmes de sécurité liés à l'eau persistant dans le nord-est.

Ces tensions « associées à la situation de plus en plus précaire dans le sud-ouest, illustrent à nouveau la nécessité d'un cessez-le-feu à l'échelle nationale et d'une solution politique globale conformément à la résolution 2254 (2015) du Conseil de sécurité », a-t-il dit.

Il a rappelé en outre l'importance de l'adoption récente de la résolution 2585 (2021) du Conseil de sécurité et exhorté toutes les parties concernées à se concentrer sur sa pleine mise en œuvre.

 

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