L’ONU réaffirme son soutien au peuple palestinien et à ses droits inaliénables

27 novembre 2019

Plusieurs responsables des Nations Unies ont réaffirmé mercredi leur engagement à œuvrer en faveur de la réalisation des droits inaliénables du peuple palestinien à l’occasion de la Journée internationale de solidarité qui leur est consacrée.

L’ONU a marqué ce mercredi 27 novembre 2019 la 32e Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien dans un contexte difficile pour les efforts destinés à mettre fin au conflit israélo-palestinien.

« Malheureusement, au cours de l’année écoulée, il n’y a eu aucune évolution positive et la situation sur le terrain continue de se détériorer », a déploré le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, dans un message lu par sa cheffe de cabinet lors de la célébration de cette journée au siège des Nations Unies à New York.

M. Guterres a souligné que l'intensification des colonies de peuplement illégales, la démolition de maisons palestiniennes et les souffrances généralisées à Gaza doivent cesser.

« L’établissement de colonies de peuplement dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, n’a aucune valeur légale et constitue une violation flagrante du droit international, comme indiqué dans la résolution 2334 du Conseil de sécurité », a-t-il rappelé. « Ces actions risquent de compromettre la viabilité de la création d'un État palestinien sur la base des résolutions pertinentes des Nations Unies ».

Le Secrétaire général a également souligné que les tirs aveugles de roquettes et de mortiers en direction des populations civiles israéliennes doivent cesser. Il a appelé les Israéliens et les Palestiniens, ainsi que tous leurs soutiens, à prendre des mesures pour rétablir la confiance dans la solution des deux États.

« Il n'y a pas d'alternative viable », a-t-il dit. « C'est une illusion dangereuse de penser que le conflit peut être géré ou contenu à perpétuité ».

Le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Tijjani Muhammad-Bande, a rappelé le « devoir collectif » de résoudre la question palestinienne.

Depuis plus de sept décennies, « ce sont les civils qui souffrent le plus de la violence, des assassinats, des incitations, des démolitions, des activités de peuplement illégales », a rappelé M. Muhammad-Bande.

« Dans notre quête de la paix, nous devons partir du principe qu'une solution pacifique au conflit israélo-palestinien ne peut provenir de décisions unilatérales contraires aux positions convenues de longue date à ce sujet », a dit le Président de l’Assemblée générale.

Pour M. Muhammad-Bande, toutes les formes de violence doivent cesser, « quelle que soit leur origine, car toute perte de vies humaines, qu'elle soit palestinienne ou israélienne, est inacceptable ». Selon lui, tous les griefs légitimes doivent être résolus à l'amiable et les dirigeants doivent s'efforcer d'empêcher des actions violentes.

43% des Palestiniens sont des réfugiés

Le peuple palestinien est confronté à des conditions humanitaires extrêmement complexes. 43% de la population palestinienne sont des réfugiés.

« La plupart des citoyens de Palestine ont grandi dans cette situation intenable », a déploré le Président de l’Assemblée générale. « Nous devons agir pour veiller à ce que la situation humanitaire et socio-économique critique ne continue pas d'alimenter la colère et le désespoir de la population, provoquant ainsi une nouvelle escalade et de la violence ».

M. Muhammad-Bande a appelé à renforcer l’appui à l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) afin que cette dernière – confrontée à des problèmes de financements - réponde aux besoins humanitaires de plus de 5,4 millions de personnes.

Dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030, les Etats membres de l’ONU ont promis de ne laisser personne de côté. « C’est dans cet esprit que la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien invite à appuyer l’aspiration de ce dernier à une paix fondée sur le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales », a, pour sa part, déclaré Audrey Azoulay, la Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

Sur le terrain, l’agence onusienne aide à renforcer le système éducatif, au développement des industries culturelles et créatives et à renforcer l’accès à des médias indépendants et pluralistes. Pour Mme Azoulay, « la position de l’UNESCO est claire : une paix durable ne peut se fonder que sur le respect des droits et de la dignité de chaque Palestinienne et de chaque Palestinien ».

 

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