Le chef de l'ONU appelle à libérer les journalistes détenus

Le chef de l'ONU appelle à libérer les journalistes détenus

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Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé mercredi à ce que la justice soit rendue pour les journalistes qui ont été tués en exerçant leur travail et à la libération de ceux qui sont détenus, lors d'une célébration officielle au siège de l'ONU pour marquer la Journée mondiale de la liberté de la presse, qui se déroule chaque année le 3 mai.

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé mercredi à ce que la justice soit rendue pour les journalistes qui ont été tués en exerçant leur travail et à la libération de ceux qui sont détenus, lors d'une célébration officielle au siège de l'ONU pour marquer la Journée mondiale de la liberté de la presse, qui se déroule chaque année le 3 mai.

« Nous nous souvenons des journalistes, rédacteurs en chef et autres professionnels des médias qui ont été tués alors qu'ils faisaient leur travail. L'impunité qui suit souvent de tels meurtres suggère un manque inquiétant d'intérêt officiel pour la protection des journalistes et un mépris pour le rôle vital qu'ils jouent », a dit Ban Ki-moon dans son discours. « De nombreux autres journalistes languissent en prison simplement pour avoir fait leur travail. Nous appelons à la justice - et à la liberté pour ceux encore détenus ».

Les participants à l'événement ont observé une minute de silence en hommage aux femmes et hommes des médias qui ont perdu leur vie dans leurs efforts pour faire respecter les droits à être informés dans le monde entier.

« Les droits à la liberté d'expression, d'information et d'association ne sont pas des principes abstraits : ces sont des droits que les États ont l'obligation de respecter », a ajouté le Secrétaire général lors de cet événement organisé conjointement par le Département de l'information (DPI) et l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).

M. Ban a salué l'utilisation créative des nouveaux médias, tels que l'Internet, les médias sociaux et les blogs, par les populations pour apporter des changements dans leur société. Il a pris pour exemple l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient, où l'Internet et les médias sociaux ont été utilisés cette année pour agir et réclamer des droits démocratiques.

Il a averti que les nouveaux médias avaient également leurs inconvénients, en ce sens qu'ils peuvent être utilisés pour diffuser la haine et inciter à la violence. Certains États ont également étendu à l'Internet la censure exercée à l'encontre des médias traditionnels.

« Les Etats les trouvent très pratiques comme outils de cyber-surveillance. Le caractère public des nouveaux médias signifie que les autorités peuvent facilement surveiller ce qui se dit, et qui le dit, » a-t-il noté.

Le Secrétaire général a cité des chiffres du Comité pour la protection des journalistes, qui montrent qu'au moins six des journalistes tués l'an dernier travaillaient principalement pour des médias en ligne. En 2008, il y avait plus de journalistes des médias en ligne en prison que de journalistes travaillant pour les médias traditionnels.

« J'attache la plus haute importance à la liberté de la presse et à l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui proclame le droit des peuples à 'chercher, recevoir et répandre des informations et des idées à travers n'importe quel média et sans considération de frontières », a dit Ban Ki-moon.

« Lorsque les gouvernements répriment leur peuple, la liberté de la presse est l'un des véhicules les plus puissants pour exposer ces méfaits. Quand les gens sont confrontés à la discrimination, l'accès aux médias peut leur donner la parole », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général a également appelé à davantage d'efforts pour combler le « fossé numérique » afin que les gens vivant dans les régions pauvres puissent bénéficier aussi de l'accès aux nouveaux médias et aux nouvelles technologies de la communication.

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies à l'information, Kiyo Akasaka, a également noté que « les nouveaux médias sociaux offraient au citoyen ordinaire l'opportunité de faire entendre sa voix ».

« Et aujourd'hui, ce sont les peuples d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient qui s'organisent et demandent, y compris à travers l'utilisation des nouveaux médias, davantage de liberté et à contribuer à la manière dont ils devraient être gouvernés », a-t-il ajouté à cet événement intitulé « Les médias du 21ème siècle : nouvelles frontières, nouvelles barrières ».