Liban/Syrie : l'envoyé de l'ONU encouragé par le résultat de sa tournée

10 février 2005

Alors que s'achève demain sa tournée à Damas et à Beyrouth, l'Envoyé de l'ONU chargé de l'application de la résolution du Conseil de sécurité qui demande le retrait de toutes les « forces étrangères » du Liban s'est déclaré extrêmement encouragé, qualifiant ses entretiens d'amicaux et de constructifs.

« Aujourd'hui, dans le contexte des mes entretiens au Liban, je me suis longuement entretenu avec le Président Bashar al-Assad au cours d'un entretien qui s'est révélé, comme mes rencontres précédentes avec le Président syrien, extrêmement encourageant et constructif », a déclaré aujourd'hui Terje Roed-Larsen, Représentant spécial du Secrétaire général pour la mise en oeuvre de la résolution1559 (2004).

La résolution 1559 (2004) du Conseil de sécurité « demande instamment à toutes les forces étrangères qui y sont encore de se retirer du Liban », « demande que toutes les milices libanaises et non libanaises soient dissoutes et désarmées » et « soutient l'extension du contrôle exercé par le Gouvernement libanais à l'ensemble du territoire du pays ».

Ces dispositions visent la Syrie qui maintient des troupes sur le territoire du Liban depuis son intervention lors de la guerre civile, en 1976, ainsi que le Hezbollah - que la Syrie est accusée de soutenir – qui se trouve présent au Sud-Liban, où le Gouvernement libanais refuse de déployer son armée nationale.

Terje-Roed Larsen, qui termine demain sa mission dans la région, a indiqué que son objectif avait été « d'établir de bonne relations de travail avec toutes les parties concernées », précisant que « ses entretiens avaient étaient extrêmement amicaux et constructifs ».

« Je crois que nous sommes maintenant engagés dans un partenariat étroit dans le meilleur intérêt de la Syrie et du Liban. Ce partenariat et ce dialogue visent naturellement non pas à affaiblir mais à renforcer l'unité nationale et la souveraineté du Liban », a affirmé l'Envoyé de l'ONU, ajoutant que cela prenait en considération « les liens historiques entre la Syrie et le Liban, notamment sur la base des de l'Accord de coopération de 1991 entre les deux pays et de l'Accord de Taëf de 1989.

L'Accord de Taëf, du nom de la ville d'Arabie saoudite où se sont réunis les députés libanais le 22 octobre 1989, a mis fin à une série de conflits armés qui ont ravagé le pays pendant près de 16 ans et réorganisé les institutions du pays sur la base d'une répartition entre chrétiens maronites, musulmans chiites et sunnites.

Au cours de sa mission, Terje Roed-Larsen s'est entretenu avec les principaux dirigeants politiques libanais et syriens (voir notre dépêche du 8 février 2005) et du 2 février 2005).

Terje Roed-Larsen, qui a occupé pendant plus de cinq ans le poste de Coordonnateur spécial de l'ONU pour le processus de paix au Moyen Orient, a rappelé par ailleurs que le Secrétaire général était vivement encouragé par la relance du processus de paix entre Palestiniens et Israéliens, et rappelé que la Feuille de route pour la paix au Moyen-Orient, établie par le Conseil de sécurité dans sa résolution 1515 (2003) prévoyait également des négociations avec la Syrie et avec le Liban.

Il a rappelé que le Quatuor, composé des États-Unis, de la Fédération de Russie, de l'ONU et de l'Union européenne, chargé de superviser la mise en oeuvre de la Feuille de route, se réunira prochainement à Londres.

- Dossier Moyen-Orient du site de l'ONU

 

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