OMS : les chats peut-être responsables de la grippe du poulet

OMS : les chats peut-être responsables de la grippe du poulet

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La grippe aviaire aussi « dénommé grippe du poulet » parce qu'elle affecte tout particulièrement les volailles, n'a commencé que récemment à infecter les humains provoquant 23 décès en Asie au début de l'année. Selon des informations scientifiques récentes, les chats pourraient propager la maladie, indique l'agence de l'ONU pour la santé qui va rechercher de possibles liens avec la contamination des humains.

Le virus de la grippe aviaire pourrait infecter les chats, a indiqué aujourd'hui le porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Dick Thompson, lors d'un point avec la presse , au Siège de l'ONU à Genève.

Selon un rapport publié dans le magazine Science, “les chats pourraient infecter d'autres chats”. “C'est une découverte extraordinaire”, a déclaré le porte-parole, « car jusqu'à présent on estimait que les chats ne pouvaient pas être infectés par le virus.

L'OMS va à présent rechercher si les chats jouent un rôle quelconque dans la maladie qui touche les humains. « Il n'y pas à présent d'élément l'impliquant, mais l'OMS devrait se pencher plus profondément sur la question », indique le communiqué.

La maladie a fait 23 morts en Asie au début de l'année, et provoqué la mort et l'abattage de millions de volailles.

Dans un dossier consacré à la maladie, l'OMS explique que “la grippe aviaire, provoquée par une souche A du virus grippal, est une maladie infectieuse affectant les oiseaux”.

Identifiée pour la première fois en Italie il y a plus de 100 ans, elle survient dans le monde entier. On pense que tous les oiseaux sont sensibles à cette infection, indique l'agence de l'ONU pour la santé, bien que certaines espèces soient plus résistantes que d'autres.

« Elle peut avoir des symptômes très variés, allant d'une forme bénigne à une maladie très contagieuse et rapidement mortelle qui provoque de graves épidémies. On parle alors de grippe aviaire hautement pathogène, qui se caractérise par une apparition brutale, de graves symptômes et une évolution rapide vers la mort, le taux de mortalité pouvant avoisiner les 100 % » indique le dossier de l'OMS.

« Le gibier d'eau migrateur - notamment les canards sauvages - constitue le réservoir naturel des virus de la grippe aviaire. Ces oiseaux sont aussi les plus résistants à l'infection » indique l'agence, qui précise que les volailles domestiques, poulets et dindes notamment, sont particulièrement sensibles aux épidémies de grippe rapidement mortelle.

Cela explique que « le contact direct ou indirect entre les oiseaux domestiques et le gibier d'eau migrateur a souvent été à l'origine des épidémies. Les marchés d'oiseaux vivants ont joué également un rôle important dans la propagation ».

“Les virus aviaires n'infectent pas normalement d'autres espèces que les oiseaux et les porcs”, souligne l'OMS - la découverte de la transmission par les chats remettrait donc en cause les hypothèses actuelles.

Le premier cas documenté d'infection humaine s'est produit à Hong Kong en 1997, lorsqu'une souche H5N1 a provoqué une affection respiratoire sévère chez 18 personnes et la mort de 6 d'entre elles. Cette infection a coïncidé avec une épidémie de grippe aviaire hautement pathogène, provoquée par la même souche, affectant les volailles de Hong Kong, indique l'Organisation mondiale de la santé.