Deux autres cas de grippe aviaire confirmés au Vietnam

Deux autres cas de grippe aviaire confirmés au Vietnam

Après la Thaïlande qui a signalé deux cas confirmés de grippe aviaire ou « grippe du poulet », ainsi appelée parce que cette maladie affecte particulièrement la volaille, l'OMS, l'agence de l'ONU pour la santé, vient d'annoncer que deux autres cas, dont un petit garçon de 8 ans décédé des suites de la maladie, ont été signalés à Ho Chi Minh Ville, dans le Sud du Vietnam.

Ces deux cas, les premiers confirmés dans le Sud du pays, portent à 7, dont 5 à Hanoï, le nombre de cas confirmés de grippe aviaire au Vietnam, indique un communiqué de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) publié samedi.

Sur ces 7 cas, six sont décédés depuis décembre dernier, précise également l'agence dont une équipe est présente au Vietnam et travaille en étroite collaboration avec les autorités de la santé à évaluer la situation, mener une étude épidémiologique et identifier les mesures les plus appropriés.

A l'heure actuelle, le Vietnam et la Thaïlande sont les deux seuls pays où des cas de grippe aviaire H5N1 ont été signalés chez les humains. Cette contamination coïncide avec une propagation sans précédent de la maladie dans les élevages de volaille en Asie où sa présence a été également confirmée en Corée du Sud, au Japon et au Cambodge.

L'OMS a rapidement préconisé l'abattage de la volaille contaminée ou à risques pour enrayer la maladie ; au Vietnam, 2,9 millions de poulets sont morts ou ont été tués.

L'agence de l'ONU n'a pas la preuve qu'il puisse y avoir contamination d'individu à individu.

Les laboratoires de son Réseau mondial de surveillance de la grippe sont en train de définir les caractéristiques des différentes souches de virus aviaire trouvées chez l'homme et l'animal au cours de cette actuelle éruption de la maladie. Les premiers résultats indiquent qu'elles sont significativement différentes de celles isolées en Asie dans le passé et que par conséquent, il faut développer une nouvelle souche prototype pour mettre au point un vaccin.

Lors des premières infections par le virus de la grippe aviaire H5N1, en 1997, à Hongkong, moins de 30 cas confirmés avaient été enregistrés. Ce faible nombre de cas avait limité les données sur son mode de transmission.

Cependant, il avait été déterminé que18 de ces cas avait été en contact étroit avec de la volaille infectée. Pour cette raison l'OMS déconseille la vente en direct de poulets vivants aux particuliers dans les zones de contamination.

Bien que des mesures restreignant le commerce de la volaille aient été mises en place par certains pays, l'OMS ne considère pas, en l'état actuel des informations, que des poulets conditionnés, soit réfrigérés soit congelés, ou encore les oeufs provenant des zones où la grippe aviaire est présente, posent un risque pour la santé publique.

Il est bien connu, indique le communiqué de l'agence, que les virus grippaux sont tués par un certain niveau de chaleur. Elle continue donc d'insister sur l'importance d'une hygiène adéquate lors de la manipulation des produits dérivés de la volaille : lavage des mains, mesures permettant d'éviter la contamination croisée et cuisson à 70° C.