L’ONU dénonce l’arrestation arbitraire en Russie de gens manifestant pacifiquement contre la guerre

Une Russe proteste contre la guerre en Ukraine.
© UNSPLASH/Egor Lyfar
Une Russe proteste contre la guerre en Ukraine.

L’ONU dénonce l’arrestation arbitraire en Russie de gens manifestant pacifiquement contre la guerre

Droits de l'homme

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a dénoncé mardi l’arrestation arbitraire en Russie de personnes manifestant contre la guerre en Ukraine.

Des informations font état de 6.400 personnes arrêtées depuis jeudi la semaine dernière, quand l’offensive militaire russe contre l’Ukraine a commencé, a précisé une porte-parole du HCDH, Liz Throssell, lors d’un point de presse à Genève.

« Nous comprenons que la grande majorité est libérée en quelques heures, beaucoup après avoir payé une amende administrative, tandis que certains sont condamnés à des peines de prison allant de sept à 25 jours en vertu de diverses lois », a-t-elle ajouté, précisant que des rapports font également état « d'un recours inutile et excessif à la force par la police pendant et après les arrestations ».

« Nous soulignons que l'arrestation de personnes uniquement pour avoir exercé leur droit de réunion pacifique et leur liberté d'expression constitue une privation arbitraire de liberté », a dit la porte-parole.

« Nous appelons à la libération immédiate de toutes les personnes détenues arbitrairement et aux autorités de respecter leurs obligations internationales de respecter et de garantir les droits à la liberté d'expression et de réunion pacifique », a-t-elle ajouté.

Arrestations au Bélarus

S’agissant du Bélarus, où des changements constitutionnels ont été soumis à un référendum national, « nous comprenons que de nombreuses personnes arrêtées dimanche dans plusieurs villes sont placées en détention administrative jusqu'à deux semaines ou risquent des amendes importantes », a dit Liz Throssell. 

Le ministère de l'Intérieur a déclaré que quelque 800 personnes avaient été arrêtées, a-t-elle précisé. Des défenseurs locaux des droits humains disent avoir reçu des informations faisant état de quelque 744 détentions dans la capitale, Minsk, et dans d'autres grandes villes.

Parmi les arrestations figuraient des personnes scandant « pas de guerre » et exprimant leur soutien à l'Ukraine, ainsi que critiquant le manque de transparence et de consultations du gouvernement en vue du référendum.

« Nous appelons les autorités du Bélarus à respecter le droit des personnes à la liberté d'expression et de réunion. Toutes les personnes détenues pour avoir exprimé pacifiquement leurs opinions doivent être immédiatement libérées », a dit la porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.