Russie : l’ONU consternée par la condamnation de Navalny demande la libération des manifestants

3 février 2021

Le Bureau des droits de l’homme des Nations Unies a exprimé, mercredi, sa profonde consternation face à la condamnation de l’opposant politique russe Alexei Navalny et a demandé la libération immédiate des manifestants pacifiques, dont quelque 1.400 ont été arrêtés mardi.

« Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU (HCDH) est profondément consterné par la condamnation Alexeï Navalny, par un tribunal de Moscou hier mardi à deux ans et huit mois d’emprisonnement », a dit dans une déclaration à la presse, Ravina Shamdasani, porte-parole du HCDH.

La figure de l’opposition russe a été condamnée « pour avoir prétendument violé les conditions d’une condamnation avec sursis en 2014 dans une affaire de détournement de fonds ». 

Les services de la Haut-Commissaire Michelle Bachelet rappellent que la Cour européenne des droits de l’homme avait déjà, en 2017, jugé arbitraire cette affaire. La Cour l’avait qualifiée d’injuste et manifestement déraisonnable », a ajouté Mme Shamdasani.

Plus de 1.400 manifestants arrêtés pour la seule journée de mardi

Par ailleurs, le HCDH demande instamment aux autorités russes de libérer immédiatement toutes les personnes détenues pour avoir exercé leur droit à la liberté de réunion et d’expression pacifique hier et au cours  de protestations, les dernières semaines dans tout le pays. Selon certaines informations, le nombre de personnes arrêtées mardi s’élève à 1.400. 

« Le gouvernement russe doit garantir que les réponses aux manifestations soient en conformité avec ses obligations en terme du droit international des droits de l’homme », ont conclu les services de Mme Bachelet.

Le 18 janvier dernier, la cheffe des droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet, avait déjà demandé à Moscou de libérer immédiatement M. Navalny.

« Nous sommes profondément troublés par l’arrestation d’Alexeï Navalny, et nous appelons à sa libération immédiate et au respect de ses droits à une procédure régulière conformément à l’Etat de droit », avait indiqué dans un tweet le Bureau des droits de l’homme de l’ONU. 

« Nous réitérons notre appel en faveur d’une enquête approfondie et impartiale sur son empoisonnement », avaient ajouté les services de la Haut-Commissaire Michelle Bachelet.

 

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