Chaque personne doit pouvoir avoir accès à l’alimentation dont elle a besoin

16 octobre 2020

A l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation (16 octobre), les Nations Unies ont appelé à redoubler d’effort pour réaliser l’objectif de « Faim zéro ». 

2020 n’est pas une année comme les autres pour les trois agences de l’ONU oeuvrant sur les questions alimentaires et agricoles et dont le siège est à Rome, en Italie.

Vendredi dernier, le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) s’est vu attribué le prix Nobel de la paix de cette année. Ce vendredi 16 octobre, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) célèbre son 75e anniversaire. Au début du mois, le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) est devenu la première entité des Nations Unies à obtenir une note de crédit d’une agence de notation financière.

Le chef de l’ONU voit dans l’attribution du Nobel de la paix au PAM une reconnaissance du droit de tous les peuples à l’alimentation  et des efforts collectifs pour atteindre l’objectif « Faim zéro ».

« Dans un monde d’abondance, c’est un grave affront que des centaines de millions de personnes se couchent chaque soir le ventre vide », a déclaré le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, dans un message pour la Journée mondiale de l’alimentation.

La pandémie de Covid-19 a aggravé encore plus l’insécurité alimentaire, qui a atteint un niveau inégalé depuis des décennies. Selon les Nations Unies, quelque 130 millions de personnes pourraient se retrouver au bord de la famine d’ici à la fin de l’année. Un chiffre qui s’ajoute aux 690 millions de personnes qui manquent déjà de nourriture. Et dans le même temps, plus de 3 milliards de personnes ne peuvent pas se permettre une alimentation saine.

« Nous devons redoubler d’efforts pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) », a déclaré M. Guterres. Parmi les 17 ODD à réaliser avant 2030, le second consiste à éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable. « Cela signifie un avenir où chaque personne, partout, aura accès à l’alimentation dont elle a besoin », a souligné le Secrétaire général.

Le chef de l’ONU convoquera l’année prochaine un sommet sur les systèmes alimentaires. « Nous devons rendre les systèmes alimentaires plus résistants à la volatilité et aux chocs climatiques. Nous devons garantir une alimentation durable et saine pour toutes et tous et réduire au minimum le gaspillage de nourriture. Et nous avons besoin de systèmes alimentaires qui offrent des moyens de subsistance décents et sûrs aux travailleurs », a précisé M. Guterres.

« Agir pour l’avenir » - « Cultiver, nourrir, préserver. Ensemble »

Le thème de la Journée mondiale de l’alimentation cette année est « agir pour l’avenir ». Pour la FAO, l'augmentation constante de la faim depuis 2014, conjuguée à la hausse de l'obésité, indique clairement la nécessité d'accélérer et d'intensifier les actions visant à renforcer les systèmes alimentaires et à protéger les moyens d'existence des populations.

La Journée appelle également à « cultiver, nourrir, préserver. Ensemble ». Aujourd'hui, seules neuf espèces de plantes assurent 66 % de la production agricole totale, alors qu'il existe au moins 30 000 plantes comestibles. La FAO appelle à cultiver une grande diversité d'aliments pour nourrir les populations et préserver la planète.

L’agence onusienne estime que chaque personne a un rôle important à jouer dans la chaîne alimentaire. Même constat de la part du Secrétaire général de l’ONU : « l’humanité dispose du savoir-faire et de la capacité pour créer un monde plus résilient, plus équitable et plus durable », a rappelé M. Guterres.

 

 

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