L’ONU plaide pour des systèmes alimentaires inclusifs et durables

12 octobre 2020

La pandémie de Covid-19 a mis en évidence la fragilité de nos systèmes alimentaires, a alerté, lundi, le chef de l’ONU au lancement de la semaine mondiale de l’alimentation.

Les systèmes alimentaires ont un impact profond sur les économies, sur la santé et sur l’environnement et vont faire l’objet d’un sommet mondial organisé par les Nations Unies.

« Les systèmes alimentaires sont l’une des principales raisons pour lesquelles nous ne parvenons pas à rester dans les limites écologiques de notre planète », a déclaré le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, dans un message vidéo diffusé à l’occasion du lancement de la semaine mondiale de l’alimentation (12-18 octobre) qui culminera avec la Journée mondiale de l’alimentation (16 octobre).

Mais le Secrétaire général a souligné que ces mêmes systèmes alimentaires peuvent, aussi, être déterminants dans la lutte contre la crise climatique, en permettant de contrer la perte de biodiversité qui s’accélère et d’édifier des sociétés plus saines.

La pandémie de Covid-19 a mis en évidence la fragilité de nos systèmes alimentaires - António Guterres, Secrétaire général de l'ONU

« Cette année, la pandémie de Covid-19 a mis en évidence la fragilité de nos systèmes alimentaires », a dit M. Guterres, rappelant que des millions de personnes sont venues grossir les rangs des affamés et que des millions d’emplois ont été perdus et que l’urgence climatique mondiale s’emballe.

Pour aborder ces questions, le chef de l’ONU entend convoquer, l’année prochaine, un sommet sur les systèmes alimentaires. Le but de ce sommet est de maximiser les avantages d’une approche des systèmes alimentaires dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et de relever les défis des changements climatiques. Pour M. Guterres, il s’agira d’un « Sommet des peuples » et d’un « Sommet des solutions ».

 

Sommet mondial sur les systèmes alimentaires en 2021

La réflexion sur les systèmes alimentaires qui est « axée sur l’action », se déroulera en deux temps. A commencer par une réunion préparatoire à Rome, siège des agences alimentaires de l’ONU (FAO, PAM et FIDA) au début de l’été 2021.

« Cette réunion, qui s’appuiera sur des dialogues ouverts à toutes et à tous, au niveau national et régional, permettra de définir des actions audacieuses pour des systèmes alimentaires inclusifs et durables », a précisé le Secrétaire général.

Dans un second temps, les Nations Unies organiserons le Sommet sur les systèmes alimentaires proprement dit, pour appeler l’attention de tous les dirigeants mondiaux sur cette question.

« Si nous voulons des systèmes alimentaires inclusifs et durables, nous devons nous engager et agir au niveau mondial », a affirmé le chef de l’ONU, exhortant chacun d’entre nous à prendre part à cette réflexion.

Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable est le second des 17 objectifs de développement durable (ODD). Selon les Nations Unies, le monde n’est pas sur la bonne voie pour atteindre cet objectif de « Faim Zéro » d’ici à 2030. Si les tendances récentes se poursuivent, le nombre de personnes touchées par la faim dépasserait 840 millions d’ici à 2030.

Les conflits sont à la fois sources et conséquences d'insécurité alimentaire. L'ONU, notamment à travers son Programme alimentaire mondial (PAM) qui vient de recevoir le Prix Nobel de la paix 2020, est engagée pour lutter contre cette insécurité alimentaire dommageable à tous.

 

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