Au Zimbabwe, la Vice-Secrétaire générale constate l’impact du changement climatique sur l'habitat naturel

25 février 2020

En Afrique, les êtres humains et la faune souffrent grandement des effets du changement climatique. C’est ce que la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Amina J. Mohammed, a pu constater au Zimbabwe, où elle effectue une visite depuis dimanche.

Alors que les températures mondiales continuent d'augmenter et que le monde cherche des solutions au réchauffement de la planète, la numéro deux de l'ONU a visité le parc national de Hwange, qui s’étend sur 14.651 kilomètres carrés, soit près de la moitié de la superficie de la Belgique.

« Nous avons vu ce que le changement climatique fait à notre environnement et à nos moyens de subsistance », a-t-elle dit. « Nous avons vu comment le parc est attaqué par le changement climatique ».

Alors que les conditions météorologiques ont entraîné une diminution des précipitations, plus de 400 espèces d'oiseaux et 150 mammifères - dont 45.000 éléphants – souffrent, a indiqué Hillary Madhiri, du Bureau des parcs nationaux et de la faune.

Les principaux problèmes comprennent les conflits entre les humains et la faune, le manque d'eau, la perte d'habitat, les ressources limitées, la gestion de la population et les partenariats communautaires pour préserver le parc.

M. Madhiri a affirmé que de tous ces problèmes « le changement climatique est notre plus grand défi ». Mme Mohammed a salué les efforts du parc pour protéger la nature contre le changement climatique.

La Vice-Secrétaire générale est au Zimbabwe pour participer au sixième Forum régional africain sur le développement durable, qui a commencé lundi aux chutes Victoria et se déroule jusqu'à jeudi.

Selon elle, l’année 2020 représente une occasion pour les pays du monde entier de tracer une voie différente et de lancer une décennie d'action pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD).

Alors que nous entamons cette décennie passionnante, a-t-elle déclaré, il est essentiel que nous reconnaissions les progrès réalisés en Afrique sur plusieurs fronts. Elle a noté que l'Afrique a certaines des économies les plus dynamiques du monde, et que la croissance devrait rester stable en 2020. En outre, la proportion de personnes vivant dans la pauvreté en Afrique est en baisse - de 34,5% en 2015 à 32,5% en 2019.

La Vice-Secrétaire générale a déclaré qu'en Afrique, comme ailleurs, il est nécessaire d’accélérer le rythme et l'ampleur de l’action collective.

Lundi, Mme Mohammed a participé à une réunion du Mécanisme de coordination régionale entre l'ONU et l'Union africaine (UA).

L'accent a été mis sur les éléments nécessaires pour accélérer l'action sur le terrain afin que les pays africains atteignent les objectifs de l'Agenda 2063 - le plan directeur de l'Afrique pour transformer le continent en une puissance mondiale - et ceux du Programme de développement durable à l'horizon 2030, le plan des Nations Unies pour la paix et la prospérité dans le monde.

Alors que l'Afrique a fait des progrès notables dans les domaines de l'éducation et de la santé, Mme Mohammed a estimé que le rythme de réduction de la pauvreté était lent et qu'une croissance inclusive - ne laissant personne de côté - restait difficile à atteindre.

 

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