Guinée-Bissau: l’élection présidentielle doit avoir lieu le 24 novembre « comme convenu » (Conseil de sécurité)

4 novembre 2019

Dans une déclaration présidentielle adoptée ce matin à l’unanimité, le Conseil de sécurité a appelé l’attention des acteurs politiques en Guinée-Bissau sur la nécessité de tenir l’élection présidentielle le 24 novembre 2019 « comme convenu ».  L’objectif est de conclure le cycle électoral et ainsi permettre une passation pacifique du pouvoir à un président élu. 

 

Cette déclaration intervient après les faits politiques intervenus récemment en Guinée-Bissau pour lesquels le Conseil se déclare profondément préoccupé et qui ont donné lieu à des communiqués de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union africaine (UA), respectivement les 29 et 30 octobre 2019, que le Conseil déclare appuyer sans réserve.

Dans le texte, les Quinze font également référence à la décision prise par les chefs d’État de la CEDEAO le 29 juin 2019: il demande à tous les acteurs de la Guinée-Bissau de la respecter intégralement.  Cette décision mentionnait le plein et entier soutien de la CEDEAO au Premier ministre de la Guinée-Bissau, Aristide Gomes et à son gouvernement.

Le Conseil, précise le texte, demande au Président de la Guinée-Bissau, José Mário Vaz, et le gouvernement dirigé par le Premier Ministre, Aristides Gomes, chargé de la conduite du processus électoral, à régler leurs différends dans un esprit de respect et de coopération. 

Faire preuve de retenue

Aux acteurs politiques du pays, le Conseil « engage à faire preuve de la plus grande retenue, à s’abstenir de toute forme de violence ou d’incitation à la haine et à recourir au dialogue comme seul moyen de régler leurs différends et de préserver la paix et la stabilité dans le pays ». 

En ce qui concerne les forces de défense et de sécurité, le Conseil se félicite qu’elles maintiennent une stricte neutralité et évitent une ingérence dans les affaires politiques, les engageant vivement à continuer de faire de même pendant le processus électoral et politique et au-delà.

Enfin, les Quinze rappellent à tous les acteurs que son éventuel réexamen du régime de sanctions en vigueur dépendra de leur bonne conduite ainsi que de celle d’autres acteurs politiques. 

Le Conseil prévient qu’il envisagera de prendre les mesures adéquates contre ceux qui compromettent la stabilité de la Guinée-Bissau, conformément à ses résolutions sur le pays.

 

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