Journée des villes : l’OMS appelle à lutter contre les maladies non transmissibles et les accidents de la circulation

31 octobre 2019

A l’occasion de la Journée des villes, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) propose dans un rapport des orientations et des outils aux dirigeants municipaux pour s’attaquer à certaines des principales causes de décès dans les villes, soient les maladies non transmissibles et les accidents de la circulation.

« Plus de la moitié de la population mondiale vit dans des villes, et les chiffres sont en augmentation », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS

Les maladies non transmissibles, comme les cardiopathies, l’accident vasculaire cérébral, le cancer et le diabète sont à l’origine de 41 millions de décès chaque année dans le monde, et les accidents de la circulation ont fait 1,35 million de victimes. 

« Les responsables municipaux prennent des décisions qui ont un impact sur la santé de milliards de personnes, et pour que les villes prospèrent, tout le monde doit avoir accès à des services qui permettront d’améliorer la santé, à savoir des transports publics, des espaces extérieurs sûrs, propres et attractifs, une alimentation saine et, bien sûr, des services de santé abordables », a ajouté Dr Tedros.

Msichana Initiative
'Une fille, Un vélo', une initiative d'une organisation non gouvernementale en Tanzanie qui vise à fournir des bicyclettes aux écolières pour assurer leur mobilité à destination et en provenance de l'école.

 

Le rapport, intitulé 'Le pouvoir des villes : s’attaquer aux maladies non transmissibles et aux traumatismes dus aux accidents de la circulation' (The Power of Cities: Tackling Non-Communicable Diseases and Road Traffic Injuries), s’adresse aux maires, aux responsables publics locaux et aux responsables de l’élaboration des politiques municipales. 

Il met en évidence les principaux domaines sur lesquels les responsables municipaux peuvent agir pour s’attaquer aux causes des maladies non transmissibles, notamment le tabagisme, la pollution de l’air, la mauvaise alimentation et le manque d’exercice, et l’amélioration de la sécurité routière. 

« En reproduisant les mesures les plus efficaces à l’échelle mondiale, nous pouvons sauver des millions de vies », a déclaré Michael R. Bloomberg, Ambassadeur mondial de l’OMS chargé des maladies non transmissibles et des traumatismes, et ancien maire de New York pendant trois mandats, qui a financé l’étude.

« Nous nous efforçons de sensibiliser les responsables municipaux et les décideurs aux gains réels qui peuvent être obtenus lorsque des programmes efficaces sont en place », a ajouté M. Bloomberg.

Le rapport vise à partager les connaissances entre responsables de l’élaboration des politiques municipales en citant par exemple : des mesures antitabac à Beijing et à Bogor, des initiatives de sécurité routière à Accra et à Bangkok, un service de vélo en libre-service à Fortaleza ou des mesures visant à aménager des rues où l’on peut marcher pour les personnes âgées qui ont permis de réduire de 16% le nombre de décès de piétons chez les personnes âgées à New York. 

Sur les 19 études de cas mentionnées, 15 proviennent de pays en développement, où 85% des décès prématurés d’adultes sont dus aux maladies non transmissibles, et plus de 90% des décès imputables aux accidents de la route sont enregistrés. 

 

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