Devant le Conseil de sécurité, le Président de l’OSCE plaide pour un multilatéralisme « efficace »

7 mars 2019

Le Président en exercice de l’OSCE a lancé jeudi, devant le Conseil de sécurité, un véritable appel en faveur d’un multilatéralisme « efficace », s’inquiétant du fait que le monde « semble commencer à oublier » le rôle extrêmement important de « cet outil fondamental pour la résolution des problèmes et le règlement des conflits ».

Miroslav Lajčák, Ministre des affaires étrangères et européennes de la Slovaquie et ancien Président de l’Assemblée générale des Nations Unies (2017-2018), a plaidé pour le renforcement de la coopération entre l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et l’ONU.

Face à des enjeux de taille, l’ONU et l’OSCE doivent continuer de travailler ensemble, « sans doute plus encore qu’auparavant », a estimé le Président en exercice de l'OSCE.  Les deux organisations, a-t-il expliqué, sont confrontées à des défis que leurs pères fondateurs peineraient à imaginer, à commencer par le changement climatique, le cyberterrorisme et l’extrémisme violent.  Le paysage sécuritaire change, l’imprévisibilité s’accentue et nos institutions doivent s’adapter aux exigences d’un siècle encore jeune.

Miroslav Lajčák a cité comme domaines d’une coopération renforcée, la consolidation de la paix, l’appui des activités menées dans le cadre de la résolution 1325 (2000) sur « les femmes, la paix et la sécurité » et la mise en œuvre des résolutions 2250 (2018) et 2419 (2018) sur les « les jeunes, la paix et la sécurité ».

Le Président en exercice a également passé en revue les principaux foyers de tension ou « zones noires » de la région où opère l’OSCE.  Il s’est félicité des progrès réalisés pour trouver une issue à la situation en Transnistrie et dans le Nagorno-Karabakh.  Il a aussi jugé urgent de rouvrir les points de passage fermés depuis plusieurs semaines en Ossétie du Sud.

Mais soulignant, comme tous les membres du Conseil de sécurité, qu’il n’y a pas d’alternative aux accords de Minsk, Miroslav Lajčák a qualifié d’inacceptables les évènements « dans et aux alentours de » l’Ukraine : les engagements ne sont pas honorés, la confiance s’effrite et l’espace d’un dialogue authentique se rétrécit. 

 

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