Le Conseil de sécurité rejette deux projets de résolution rivaux sur le Venezuela

 Vue d'ensemble du Conseil de sécurité alors que les membres votent sur un projet de résolution relatif à la situation en République bolivarienne du Venezuela.
Photo : ONU/Evan Schneider
Vue d'ensemble du Conseil de sécurité alors que les membres votent sur un projet de résolution relatif à la situation en République bolivarienne du Venezuela.

Le Conseil de sécurité rejette deux projets de résolution rivaux sur le Venezuela

Paix et sécurité

Le Conseil de sécurité de l’ONU a rejeté jeudi deux projets de résolution rivaux sur la situation au Venezuela, l’un présenté par les Etats-Unis qui soutient le leader de l’opposition Juan Guaido, et l’autre présenté par la Russie, qui soutient le Président Nicolas Maduro.

Le premier projet de résolution présenté par les Etats-Unis, a reçu neuf voix pour, trois voix contre (Russie, Chine, Afrique du Sud) et trois abstentions (Guinée Equatoriale, Indonésie, Côte d’Ivoire). Il n’a pas été adopté en raison du veto de membres permanents du Conseil de sécurité (Russie et Chine).

Ce texte exhortait le Venezuela à « restaurer pacifiquement la démocratie », à organiser des élections présidentielles libres et équitables et à acheminer sans entrave l'aide humanitaire à toutes les personnes dans le besoin.

Le deuxième projet de résolution, présenté par la Russie, a reçu quatre voix pour (Russie, Chine, Afrique du Sud, Guinée Equatoriale), sept voix contre (Allemagne, Pologne, Pérou, Etats-Unis, Royaume-Uni, France et Belgique) et quatre abstentions (Côte d’Ivoire, République dominicaine, Indonésie, et Koweït). Le texte a été rejeté car il n’a pas reçu un nombre de voix suffisant.

Le projet de résolution exprimait sa préoccupation devant les menaces de recours à la force contre le Venezuela et d’ingérence dans les affaires intérieures du pays et réaffirmait le rôle primordial du gouvernement pour réclamer une assistance internationale.

Lors d’une réunion du Conseil de sécurité la semaine dernière, la Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires politiques, Rosemary DiCarlo, avait fait part d’une escalade « alarmante » des tensions ces dernières semaines au Venezuela.

Elle avait rappelé que le Secrétaire général de l’ONU était prêt à exercer ses bons offices si les parties prenantes choisissaient cette option.