Colombie : il faut encourager les efforts pour mettre fin à la violence, selon l’envoyé de l’ONU

Carlos Ruiz Massieu, Représentant spécial du Secrétaire général pour la Colombie, en visite dans une zone de formation et de réintégration d’anciens combattants à Llano Grande.
Mission de vérification des Nations Unies en Colombie/Liliana Garavito
Carlos Ruiz Massieu, Représentant spécial du Secrétaire général pour la Colombie, en visite dans une zone de formation et de réintégration d’anciens combattants à Llano Grande.

Colombie : il faut encourager les efforts pour mettre fin à la violence, selon l’envoyé de l’ONU

Paix et sécurité

Le nouveau Représentant spécial du Secrétaire général pour la Colombie, Carlos Ruiz Massieu, a appelé mercredi le Conseil de sécurité à continuer d’encourager les efforts du pays pour mettre fin à la violence, quelques jours après un attentat sanglant dans la capitale Bogotá revendiqué par un groupe rebelle.

« Les évènements tragiques de la semaine dernière à Bogotá nous montrent une fois de plus qu’il est impératif de mettre fin à la violence et de poursuivre les efforts pour garantir un avenir plus pacifique aux Colombiens », a dit M. Massieu, qui est également le chef de la Mission de vérification des Nations Unies en Colombie.

L’attentat à la voiture piégée contre une académie de police, qui a fait 21 morts le 17 janvier à Bogotá et a été revendiqué par les rebelles de l’Armée de libération nationale (ELN), a été condamné par le Conseil de sécurité et le Secrétaire général de l’ONU.

Cet attentat a provoqué un rejet immédiat de la classe politique colombienne et suscité des marches partout dans le pays, a noté M. Massieu. « Ce consensus autour du refus de la violence doit être encouragé », a estimé le Représentant spécial devant les membres du Conseil de sécurité.

Depuis sa prise de fonction le 7 janvier, M. Massieu a rencontré les interlocuteurs clé de la Mission, dont le gouvernement colombien, les anciens rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), la société civile et la communauté internationale.

Il s’est aussi rendu dans deux zones territoriales de formation et de réintégration d’anciens combattants dans les départements d’Antioquia et de Caquetá. « Ces visites ont confirmé le fort désir des anciens combattants de travailler et de trouver leur place dans la société colombienne, ainsi que l’incertitude que beaucoup ressentent concernant leur sécurité, y compris leur protection juridique et leur avenir économique », a-t-il dit.  

« Je voudrais souligner que l’un des messages que j’ai entendus régulièrement des Colombiens au cours de mes premières semaines sur le terrain est combien ils souhaitent et attendent le soutien et l’accompagnement de la communauté internationale alors qu’ils cherchent à relever nombreux défis pour consolider la paix », a conclu le Représentant spécial.

« L’engagement et le soutien durables du Conseil de sécurité resteront un pilier essentiel du processus de paix en Colombie », a-t-il ajouté.