RCA : la poussée de violence représente un risque pour l’Afrique Centrale (ONU)

13 décembre 2018

L’envoyé de l’ONU pour l’Afrique centrale s’est dit préoccupé par la montée de la violence en République centrafricaine (RCA) qui représente un risque pour la sous-région.

La poussée de violence en Centrafrique a déjà eu des conséquences alarmantes sur les civils. « Une grande partie de la population compte encore des déplacés internes et a besoin d’une assistance humanitaire », a alerté le Représentant spécial du Secrétaire général, François Lounceny Fall, lors d’une allocution devant le Conseil de sécurité à New York.

Dans le cadre de son mandat régional, M. Fall continue d’exhorter les pays de la sous-région à faire en sorte que leurs efforts convergent vers un appui ont l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en RCA, et à rester engages de façon concertée et constructive durant l’étape critique de mise en œuvre d’un accord éventuel.

Celui qui est également chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (BRENUAC), continue d’appuyer les efforts en cours pour opérationnaliser ou revitaliser les commissions mixtes entre la RCA et ses voisins. Des mécanismes qui doivent permettre d’améliorer la coopération entre ces Etats afin de gérer efficacement les questions transfrontalières.

« Je continuerai de mobiliser les soutiens nécessaires à l’initiative africaine, en coordination avec le Représentant spécial pour la RCA, Parfait Onanga-Anyanga », a dit l’envoyé onusien.

Lutte contre la LRA et Boko Haram

A propos de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), M. Fall a spécifiquement encouragé l’Union africaine à adopter une approche globale et prudente dans le cadre de ses efforts en cours visant à remplacer l’Initiative de coopération régionale pour l’élimination de ce groupe, de façon à ne pas laisser un vide sécuritaire qui pourrait être exploité par le groupe pour relancer et intensifier ses activités de déstabilisation.

Autre groupe armé menaçant la sécurité et le développement de la région, Boko Haram, qui poursuit ses attaques indiscriminées contre les forces de défense et de sécurité ainsi que contre les civils. Reconnaissant les efforts menés par les pays de la sous-région, le Représentant spécial a insisté sur l’importance pour les États d’Afrique centrale et de l’Ouest de développer des stratégies qui s’attaquent aux causes profondes de l’insurrection. 

Devant le Conseil de sécurité, François Lounceny Fall, a également fait état des récents développement politiques en Afrique centrale. Le Représentant spécial est revenu sur un certain nombre d’élections tenues récemment, telles que celles parlementaires du 22 novembre à Sao Tomé-et-Principe, législatives et locales d’octobre au Gabon où la situation de santé du Président Ali Bongo Ondimba reste une source de préoccupation ainsi que le report des législatives au Tchad de novembre, initialement prévues en 2015.

Le Représentant spécial a également mentionné la situation à l’ouest du Cameroun ou les violences et allégations de violations des droits de l’homme continuent d’être rapportées. Mentionnant sa visite dans le pays du 17 au 22 novembre, M. Fall a signalé avoir encouragé le gouvernement a accéléré le processus de décentralisation et les activités de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme.

 

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