Ghouta orientale : trois agences de l’ONU appellent à un cessez-le-feu immédiat

23 février 2018

Les chefs du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) ont appelé vendredi à un cessez-le-feu immédiat dans la région rebelles assiégée de la Ghouta orientale, en Syrie.

« Nous sommes profondément choqués et consternés de la brutalité et du mépris à l’égard de la vie des civils dont nous sommes témoins aujourd’hui dans la Ghouta orientale et d’autres régions en Syrie », ont déclaré depuis Genève le Haut-Commissaire de l’ONU pour les réfugiés, Filippo Grandi, l’Administrateur du PNUD, Achim Steiner, et le Coordonnateur des secours d’urgence, Mark Lowcock.

Demandé dès mardi par le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, le cessez-le-feu doit permettre la protection des civils et des infrastructures civiles, un accès humanitaire sans entrave vers la Ghouta orientale, l’évacuation rapide des personnes malades et blessées ainsi que le passage en toute sécurité des civils qui souhaitent partir.

Maintenir un soutien continu aux 5,5 millions de réfugiés

A Genève, les trois responsables onusiens ont exhorté les Etats membres de l’ONU à poursuivre un soutien durable aux réfugiés syriens et aux pays de la région qui les accueillent.

Malgré la générosité des pays voisins, la plupart des familles réfugiées syriennes - et un grand nombre des membres des communautés d’accueil - se retrouvent en dessous du seuil de pauvreté et luttent pour subvenir à leurs besoins fondamentaux.

« Plus que jamais, il s’avère aujourd’hui essentiel de maintenir et de renforcer le soutien international aux communautés et aux pays voisins qui accueillent 5,5 millions de réfugiés syriens en Turquie, au Liban, en Jordanie, en Iraq et en Égypte. Ces pays et communautés rendent un service inestimable à l’humanité, tandis que prédomine l’inhumanité en Syrie », ont déclaré les trois chefs d’agences des Nations Unies.

Près de sept ans de violence incessante en Syrie ont entraîné le déplacement de la moitié de la population syrienne, soit 6,1 millions de déplacés internes et 5,5 millions de Syriens réfugiés dans la région.

En décembre 2017, les agences des Nations Unies et 270 ONG partenaires ont publié un plan de 4,4 milliards de dollars conçu pour venir en aide à plus de 5 millions de réfugiés syriens et 3,9 millions de membres des communautés d’accueil dans les pays voisins.

« Il est essentiel que la communauté internationale continue de venir en aide aux familles réfugiées syriennes dont les besoins et les défis ne cessent d’augmenter jour après jour, semaine après semaine, mois après mois et année après année de déplacement », ont souligné les trois responsables onusiens.

 

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