Syrie : près de 1.000 personnes attendent une évacuation médicale dans la Ghouta orientale

27 février 2018

Les combats et les bombardements se poursuivent dans la Ghouta orientale, en Syrie, la trêve n’ayant finalement pas été respectée dans cette enclave rebelle proche de la capitale Damas, a indiqué un porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), Jens Laerke.

Si une accalmie a prévalu en début de matinée, « nous constatons que les combats continuent alors que je vous parle, ce qui rend impossible » l’envoi de convois d’aide, a déclaré M. Laerke lors d’un point de presse ce mardi à Genève.

« Nous avons également des rapports de bombardements à Damas en provenance de la Ghouta orientale la nuit dernière », a précisé le porte-parole d’OCHA.

Il a fait état d’une « évaluation assez sombre de la situation à l’heure actuelle à la suite de la résolution du Conseil de sécurité, qui a appelé à un cessez-le-feu de 30 jours dans toute la Syrie, et pas seulement dans la Ghouta orientale ».

A la question de savoir lequel des deux camps avait rompu la trêve, le porte-parole a répondu que « ce n’était pas vraiment le problème des humanitaires ». « Notre ligne est simple : Nous sommes prêts à envoyer des convois, mais la situation sécuritaire en ce moment ne nous le permet pas en raison des combats », a-t-il dit. « Nous sommes également prêts à évacuer des centaines de malades dès que nous le pourrons ». 

« Ce qui va sauver la vie des gens de la Ghouta orientale, ce ne sont pas des mots mais des actions. C’est l’action. C’est le changement de la situation sur le terrain qui permet de réaliser ces programmes vitaux. Voilà ce qui importe », a-t-il dit aux médias. « Nous avons besoin de 30 jours de cessation des hostilités dans toute la Syrie, comme le demande la résolution du Conseil de sécurité ».

Assiégée depuis 2013, la Ghouta orientale et ses 400.000 habitants subissent, en sus des bombardements, pénuries de nourritures et de médicaments. A cet égard, un porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tarik Jasarevic, a déclaré que son agence avait une liste de 1.000 personnes attendant une évacuation médicale de la Ghouta orientale, dont 600 dans un état « modéré à grave ».

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

Ghouta orientale : le chef de l’ONU appelle à arrêter « cet enfer sur Terre »

A l’ouverture de la 37e session du Conseil des droits de l’homme (CDH) à Genève, plusieurs hauts responsables onusiens ont rappelé aux Etats membres - et plus particulièrement aux membres permanents de Conseil de sécurité – leurs obligations à protéger les droits des personnes les plus vulnérables.