Des personnalités réunies par le PNUE appellent à réformer le système financier

Des personnalités réunies par le PNUE appellent à réformer le système financier

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Alors que l'économie mondiale est chancelante, 500 personnalités réunies par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) pour une table ronde à Washington, aux Etats-Unis, ont appelé jeudi à réformer le système financier global.

Ces personnalités comprenaient des chefs d'entreprise, des banquiers, des investisseurs, ainsi que l'ancien Premier ministre du Royaume-Uni, Gordon Brown, et l'ancienne Présidente d'Irlande, Mary Robinson.

« L'économie mondiale est à un moment critique. Il y a un vrai risque que la déconnexion entre les réalités économiques et les marchés financiers érodent la confiance », a déclaré dans un communiqué le chef de la section Initiative finance du PNUE, Paul Clements-Hunt.

Alors qu'une vague de mouvements de protestation agitent les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Grèce ou le Japon, le PNUE a réuni ces 500 personnalités pour tenter de proposer des solutions. Pendant la réunion, les intervenants ont notamment proposé comme solution l'augmentation des investissements dans le secteur de l'énergie verte et du développement durable.

« Il n'est pas possible de rétablir le système financier aux niveaux de profits et de capitalisation qui existaient précédemment sans simultanément parvenir à ce que tous les Américains puissent retrouver la même sécurité et les mêmes opportunités qu'auparavant », a déclaré la co-présidente de la section Initiative finance du PNUE, Barbara Krumsiek.

Pour sa part l'ancienne Présidente d'Irlande, Mary Robinson, a estimé que « la finance doit assumer sa part en créant des mécanismes qui doivent mener à une économie verte équitable ».

Cette semaine, dans la perspective d'un sommet du G-20 qui se déroulera au début du mois de novembre à Cannes, en France, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé les dirigeants de ce groupe réunissant les 20 plus grandes puissances économiques du monde à ne pas se concentrer uniquement sur leurs problèmes intérieurs mais à s'attacher à restaurer la confiance avec les peuples, dans ce moment de crise économique sans précédent.

Mercredi, l'Organisation internationale du Travail (OIT) a mis en garde dans un nouveau rapport contre le « traumatisme » de toute une génération de jeunes travailleurs, confrontés à un dangereux mélange de chômage constamment élevé, d'inactivité et de travail précaire croissants dans les pays développés, ainsi qu'à une multiplication du nombre de travailleurs pauvres dans les pays en développement.