Les Etats ont un grand rôle à jouer pour promouvoir la croissance durable - ONU

Le Président d'Afrique du Sud, Jacob Zuma, et la Présidente de Finlande, Tarja Halonen, président le Groupe de haut niveau sur la croissance durable.  Photo ONU/E. Schneider/E. Debebe
Le Président d'Afrique du Sud, Jacob Zuma, et la Présidente de Finlande, Tarja Halonen, président le Groupe de haut niveau sur la croissance durable. Photo ONU/E. Schneider/E. Debebe

Les Etats ont un grand rôle à jouer pour promouvoir la croissance durable - ONU

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki -moon, a estimé jeudi que les Etats avaient un rôle fondamental à jouer dans la promotion de l'équité et la transition vers une économie verte, tout en reconnaissant les difficultés que l'économie mondiale est en train de traverser.

« L'équité devra être plus intégrée encore dans nos institutions et nos politiques. Le rôle de l'Etat pour faire avancer ce programme est fondamental. Nous devons faire du développement durable une réalité, pour les gouvernements et nos vies quotidiennes », a déclaré Ban Ki-moon à l'occasion d'une présentation des travaux du Panel de haut niveau sur la croissance durable à l'Assemblée générale de l'ONU.

« Nous devons apprendre à vivre de manière durable afin que cette génération, et celles qui suivent, jouissent de leurs vies avec dignité et de plus grandes opportunités », a-t-il ajouté.

Le Panel de haut niveau sur la croissance durable a été créé en août 2010 par le Secrétaire général de l'ONU afin de sortir les populations de la pauvreté tout en respectant et en préservant les systèmes naturels et le climat mais aussi pour préparer les réformes et les mesures qui pourraient être décidées lors de la Conférence des Nations Unies pour le développement durable (Rio+20) qui se tiendra en 2012 à Rio de Janeiro, au Brésil.

Ce panel est composé de 21 membres de la société civile et de personnalités politiques et est co-présidé par la Présidente de la Finlande, Tarja Halonen, et le Président d'Afrique du Sud, Jacob Zuma.

« Dans le monde, les économies sont chancelantes. Les populations expriment une désillusion généralisée. Nous constatons un manque de confiance dans les institutions, publiques ou privées, notamment dans l'idée que la partie penche en faveur des intérêts des élites. Simultanément le thermomètre global continue d'augmenter. Les températures extrêmes sont devenues une nouvelle normalité », a expliqué le chef de l'ONU.

« Les dirigeants doivent faire des choix. Nous devons satisfaire les besoins d'aujourd'hui tout en investissant dans le peuple, la planète et les promesses de demain. J'ai demandé au Panel d'examiner ces problèmes avec un œil audacieux mais pragmatique. Nous avons peu de temps à perdre », a-t-il martelé.

Il a souligné la nécessité de trouver des solutions alors que l'humanité compte désormais sept milliards d'êtres humains.

Le Président de l'Assemblée générale, Nassir Abdulaziz Al-Nasser, a souligné pour sa part la nécessité de garantir que la Conférence de Rio+20 cristallise des solutions « innovantes » et en même temps « pragmatiques ».

« Nous avons besoin de construire des ponts entre les ministères et entre les entreprises et les gouvernements et la société civile », a-t-il plaidé.