Navi Pillay salue la fin de l'examen de l'état des droits humains dans 193 pays

Le Conseil des droits de l'homme en session à Genève.
Le Conseil des droits de l'homme en session à Genève.

Navi Pillay salue la fin de l'examen de l'état des droits humains dans 193 pays

La Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, a salué jeudi le Conseil des droits de l'homme pour avoir mené à bien l'examen de la situation des droits humains dans les 193 Etats membres des Nations Unies. Elle espère que ces évaluations se traduiront par des résultats concrets sur le terrain pour la protection et la promotion des droits de l'homme.

Le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies a terminé jeudi son examen périodique universel de l'ensemble des pays membres des Nations Unies, ce qui constitue la fin du premier cycle de ce nouveau mécanisme. En effet, selon ce mécanisme, chaque Etat est sujet à une évaluation de la situation des droits de l'homme sur les quatre dernières années.

« L'examen périodique a démontré être un instrument pour le changement innovant, transparent, collaboratif et a permis pour la première fois à tous les Etats membres de l'ONU d'être évalués sur une base équitable », a dit Navi Pillay dans un communiqué.

« Cela a été réellement universel et effectué avec des membres de gouvernement de chacun des 193 Etats membres et avec la participation d'organisations non gouvernementales locales, régionales et internationales. Environ 80% des délégations de gouvernement ont voyagé à Genève pour l'examen, ce qui a clairement démontré l'importance que les Etats attachent au processus d'examen périodique universel », a-t-elle ajouté.

Mme Pillay a également souligné le fait que l'examen lui-même a pu constituer un espace de dialogue avec les gouvernements, se félicitant que le système d'évaluation a joué un rôle de catalyseur pour le changement.

« Pour que l'examen périodique universel continue d'être un succès, il est essentiel que l'approche des Etats soit menée dans un esprit de coopération et de réel engagement. Ils doivent éviter la politisation et les tactiques de manipulations qui le transformerait en un simple exercice procédural », a expliqué Navi Pillay.

« Le premier cycle a indubitablement été une réussite, mais le vrai test reste à venir. D'ici la fin du second cycle, nous devrions avoir une meilleure idée si les promesses faites par les Etats deviennent des réalités », a-t-elle conclu.