Le Conseil de sécurité réaffirme son attachement à la résolution 1325 et condamne les violences sexuelles contre les femmes

9 mars 2006

A l'occasion de la Journée internationale de la femme, le Conseil de sécurité a réaffirmé hier son attachement à l'application « intégrale et sans relâche » de la résolution 1325 qui appelle à l'accroissement du rôle des femmes dans les processus de paix et a condamné, une nouvelle fois, les violences sexuelles dans les situations de conflits armés ainsi que tous les sévices commis par le personnel des Nations Unies.

« Ils constatent que des progrès importants ont été accomplis à cet égard et ils ne demandent qu'à continuer de s'employer à écarter les derniers obstacles qui empêchent la résolution d'être totalement appliquée », a affirmé César Mayoral, représentant permanent de l'Argentine auprès des Nations Unies et président du Conseil de sécurité pour le mois de mars, dans une déclaration à la presse prononcée hier.

Soulignant le rôle vital des femmes dans la promotion de la paix et dans la reconstruction, les membres du Conseil ont réaffirmé « combien il importait que les femmes soient mieux représentées dans toutes les activités de prévention des conflits et dans toutes les opérations de maintien ou de consolidation de la paix ».

« Ils se déclarent décidés à continuer à s'attaquer aux problèmes qui ont pour effet de restreindre l'autonomisation des femmes et leur participation à la prise de décisions, à tous les niveaux », a dit le représentant de l'Argentine.

Les membres du Conseil ont aussi dénoncé la violence contre les femmes notamment dans les conflits armés et « n'ignorent pas qu'une des conséquences les plus catastrophiques de la violence contre les femmes et des violences sexuelles est la transmission du VIH/sida ». Ils saluent, à ce propos, « le rôle primordial que jouent les femmes dans la lutte contre ce fléau ».

« Les membres du Conseil condamnent vigoureusement les actes de violence sexiste qui continuent d'être commis dans les situations de conflit armé et ils insistent sur la nécessité de mettre fin à l'impunité dont jouissent les auteurs de ces actes. Ils engagent fermement toutes les parties à des conflits armés à respecter les droits fondamentaux des femmes et des filles et à prendre en compte les besoins qui leur sont particuliers », a déclaré César Mayoral.

« En outre, les membres du Conseil condamnent vigoureusement tous les sévices sexuels et tous les actes d'exploitation sexuelle commis par du personnel des Nations Unies. Ils constatent que les pays qui fournissent des contingents ont une responsabilité spéciale en ce qui concerne la formation de leurs effectifs dans la promotion de l'égalité hommes-femmes et qu'il faut prendre des mesures préventives et punir les coupables de telles infractions », a ajouté le président du Conseil.

« Ils sont partisans convaincus de la politique de tolérance zéro adoptée par le Secrétaire général », a insisté l'ambassadeur argentin.

« Sachant que la société civile apporte une contribution importante à l'application de la résolution 1325 (2000), les membres du Conseil engagent les États membres à intensifier leurs échanges avec les organisations de la société civile, en particulier avec les organisations féminines et les réseaux locaux de femmes, pour mieux mettre cette résolution en œuvre à l'échelon du pays », a conclu César Mayoral.

Adoptée le 31 octobre 2000, la résolution 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité, constitue une résolution pionnière qui appelle les Etats membres et le Secrétaire général à augmenter le rôle des femmes dans les processus de paix.

Le texte demande aux États membres de « faire en sorte que les femmes soient davantage représentées à tous les niveaux de prise de décisions dans les institutions et mécanismes nationaux, régionaux et internationaux pour la prévention, la gestion et le règlement des différends ».

La résolution engage aussi le Secrétaire général à « appliquer son plan d'action stratégique (A/49/587) prévoyant une participation accrue des femmes à la prise des décisions concernant le règlement des conflits et les processus de paix ».

Elle lui demande notamment de « nommer plus de femmes parmi les Représentants et Envoyés spéciaux chargés de missions de bons offices en son nom » et « de chercher à accroître le rôle et la contribution des femmes dans les opérations des Nations Unies sur le terrain, en particulier en qualité d'observateurs militaires, de membres de la police civile, de spécialistes des droits de l'homme et de membres d'opérations humanitaires ».

 

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