Bosnie-Herzégovine : la CIJ entend les accusations de génocide contre la Serbie-et-Monténégro

27 février 2006

La Cour internationale de Justice (CIJ) a ouvert aujourd'hui à La Haye des auditions publiques dans le cadre desquelles la Bosnie-Herzégovine accuse la Serbie-et-Monténégro d'avoir violé la Convention de 1948 contre le génocide.

Les auditions, qui devraient durer jusqu'au 9 mai, résultent d'une plainte que la Bosnie-Herzégovine a déposé en 1993 contre ce qui était alors la République fédérale de Yougoslavie, indique un communiqué de la Cour internationale de justice (CIJ) publié aujourd'hui à La Haye.

Cette audience intervient au cours d'une longue procédure sur la recevabilité des demandes et la compétence de la Cour, notamment pour examiner des demandes formées initialement contre l'ex-République fédérale de Yougoslavie, qui est devenue par la suite la Serbie-et-Monténégro.

La Bosnie-Herzégovine reproche à la Serbie-et-Monténégro d'avoir aidé à la commission d'actes de génocide sur son territoire, notamment par son appui aux forces de la Republika Srpska, pro-serbe, en entretenant un « climat de haine » à l'égard des Musulmans bosniaques et en appuyant le projet d'une « grande Serbie ».

La Bosnie-Herzégovine reproche aussi à son voisin de n'avoir pas empêché la commission d'actes de génocide et de n'avoir pas poursuivi les auteurs de massacres, parmi lesquels le massacre de Srebrenica au cours duquel près de 8.000 Musulmans ont été abattus par les forces serbes en Bosnie orientale (dépêche du 11 juillet 2005).

Sur la procédure au fond, voir le mémoire présenté par la Bosnie-Herzégovine sur le site de la CIJ.

 

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