Jan Egeland en Côte d'Ivoire à partir de demain

13 février 2006

Après les violentes manifestations dirigées contre les Nations Unies et la suspension des opérations humanitaires en Côte d'Ivoire, le Coordonnateur des secours d'urgence va effectuer, à partir de demain, une visite de quatre jours dans le pays, pour évaluer la situation sur le terrain.

Jan Egeland, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence des Nations Unies, se rendra à Abidjan, Guiglo et Bouaké où il rencontrera des représentants des autorités locales et nationales, a indiqué aujourd'hui Marie Okabe, porte-parole adjointe du Secrétaire général, au siège de l'ONU à New York.

Au cours de sa visite, le Coordonnateur des secours d'urgence s'entretiendra aussi avec les représentants des agences humanitaires dans le pays, a précisé Marie Okabe.

Le Secrétaire général adjoint participera également, au nom de la communauté des travailleurs humanitaires, à une réunion du Groupe international de travail (GTI), chargé de superviser le plan de paix des Nations Unies en Côte d'Ivoire et créé par la résolution résolution du Conseil de sécurité.

Jan Egeland s'efforcera enfin de convaincre les parties de respecter le droit humanitaire dans un pays où des centaines de milliers de personnes ont besoin d'une assistance.

Après avoir été dans l'obligation d'interrompre leurs activités en Côte d'Ivoire, les agences humanitaires des Nations Unies avaient décidé, vendredi dernier, de reprendre leurs opérations pour acheminer une aide d'urgence aux populations les plus vulnérables de la région de Guiglo (voir notre dépêche du 10 février 2006).

L'aide humanitaire avait été interrompue, le 24 janvier dernier, après de violentes manifestations dirigées contre les bâtiments et les bases des Nations Unies à Abidjan et dans plusieurs villes du pays. Appelés à descendre dans la rue par les radios locales, des pillards avaient notamment saccagé et incendié les bureaux et entrepôts des agences humanitaires de la ville de Guiglo (voir notre dépêche du 24 janvier 2006).

Ces manifestations qui avaient été déclenchées le 16 janvier dernier, au lendemain de la recommandation faite par le GTI de ne pas prolonger le mandat des députés ivoiriens, venu à expiration en décembre, avaient paralysé la capitale pendant quatre jours (voir notre dépêche du 17 janvier 2006).

Le Comité des sanctions du Conseil de sécurité sur la Côte d'Ivoire a décidé, le 7 février dernier, de prendre des sanctions individuelles - interdiction de voyager et gel des avoirs - contre trois responsables ivoiriens accusés de menacer le processus de paix dans le pays. Deux d'entre eux sont notamment accusés d'avoir joué un rôle dans les attaques dirigées contre l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) au mois de janvier. (voir notre dépêche du 7 février 2006).

 

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