Côte d'Ivoire : Jan Egeland "scandalisé" par l'étendue des dégâts dans les bureaux des agences humanitaires

16 février 2006

En visite en Côte d'Ivoire, Jan Egeland, Coordonnateur des secours d'urgence des Nations Unies, s'est déclaré aujourd'hui « profondément choqué » par l'étendue des dégâts dans les bureaux des agences humanitaires de la ville à Guiglo, dans l'est du pays, après les violentes manifestations du mois de janvier dernier organisées par les partisans du président Gbagbo.

Au cours de sa visite qui avait notamment pour objectif de réaffirmer auprès des autorités locales et nationales la nécessité de respecter l'action humanitaire dans le pays, Jan Egeland a affirmé qu'il avait reçu la garantie du gouvernement ivoirien que de telles violences ne se reproduiraient plus.

Le Secrétaire général adjoint s'est rendu aujourd'hui dans les bureaux de la Coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Les bureaux du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), du Programme alimentaire mondial (PAM), de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et de plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) ont été également endommagés lors des émeutes.

« Cette destruction absurde arrive à un moment où les agences d'aide humanitaire en Côte d'Ivoire aidaient quelque 3,5 millions de personnes dont 600.000 Ivoiriens déplacés », a précisé Jan Egeland.

Les programmes humanitaires ont dû être suspendus. Ils incluaient une aide alimentaire apportée à 35.000 enfants dans les écoles, une assistance destinée auxagriculteurs, ainsi que des projets d'assainissement de l'eau, et des cliniques de soins santé ambulantes, affirme OCHA.

Jan Egeland devait se rendre ensuite à Bouaké où il rencontrera Guillaume Soro, représentant de l'opposition des Forces Nouvelles.

Il doit également rencontrer le Premier ministre Charles Konan Banny, le président Laurent Gbagbo, le Groupe de travail international (GTI) et le général Elrick Irastorza des forces françaises Licorne, qui partage, avec la Mission de maintien de la paix des Nations Unies (ONUCI), la surveillance de la zone entre le Nord contrôlé par des forces anti-gouvernementales et le sud dirigé par le gouvernement.

 

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