PNUE : l'Afrique Subsaharienne élimine l'essence au plomb

27 décembre 2005

« La promesse faite il y a trois ans de débarrasser l'Afrique subsaharienne de l'essence au plomb vient d'être tenue », indique l'agence des Nations Unies pour l'environnement qui annonce que tous les carburants automobiles de la région seront sans plomb à partir du 1er janvier 2006.

« Ceci constitue une réelle réussite en matière d'environnement et de santé », a déclaré Klaus Toepfer, directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), dans un communiqué (en anglais) publié aujourd'hui à Nairobi, capitale du Kenya.

« Le plomb, métal lourd, est associé à plusieurs troubles de santé, y compris un développement cérébral retardé chez l'enfant en bas âge », indique le PNUE, qui précise qu'à ce jour, plus d'une trentaine de pays utilisent l'essence au plomb.

Il a déjà été éliminé dans plusieurs régions du monde, notamment en Amérique du Nord et en Europe.

Klaus Toepfer a salué les gouvernements et les entreprises ainsi que la Banque mondiale, qui ont tenu la promesse faite lors du Sommet mondial pour le développement durable (SMDD) qui s'est tenu en 2002 à Johannesburg.

Le Partenariat pour des carburants et des véhicules propres (PCFV) a été formé lors du SMDD en 2002, avec pour objectif l'élimination progressive de l'essence au plomb en Afrique subsaharienne, afin d'appuyer la Déclaration de Dakar de 2001 dans laquelle des pays d'Afrique subsaharienne ont convenu d'éliminer progressivement l'essence au plomb.

Selon le PNUE, le Partenariat lancera début 2006 un programme d'élimination progressive du plomb dans les carburants, concernant d'une part les pays en voie de développement et d'autre part les économies en transition, l'objectif étant l'élimination mondiale de l'essence au plomb d'ici 2008.

Par ailleurs le partenariat a tourné son attention vers la très haute teneur en soufre des carburants des pays en voie de développement et des économies en transition.

« En Europe, la teneur moyenne en soufre du diesel est de 10 à 50 parties par million. Dans les pays en voie de développement, la teneur est parfois 1 000 fois plus élevée », explique le PNUE.

« Au Soudan, la teneur en soufre du diesel est de 11 000 parties par million ; en Ethiopie, au Kenya, en Irak, en Jordanie et en Tunisie, elle est de 10 000 parties par million ; en Zambie : 7 000 parties par million. En Amérique Latine, le Nicaragua, le Panama, le Venezuela et le Honduras, ont des diesels d'une teneur en soufre de 5 000 parties par million », détaille le communiqué.

 

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