Journée mondiale contre le sida : l'action menée n'est toujours pas à la mesure de l'épidémie, regrette Kofi Annan

1 décembre 2005

Si de grands progrès ont été accomplis dans la lutte contre le sida au cours de ces 10 dernières années, l'action menée n'est toujours pas à la mesure de l'épidémie qui continue son expansion, a regretté aujourd'hui le Secrétaire général dans un message transmis à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida.

« Aujourd'hui, environ 8 milliards de dollars sont consacrés, chaque année, à la lutte contre le sida dans les pays en développement, contre 300 millions de dollars il y a 10 ans. Aujourd'hui, dans une quarantaine de pays, l'action menée à l'échelle nationale contre le sida est dirigée par les chefs d'État ou de gouvernement eux-mêmes ou leurs représentants. Aujourd'hui, le sida est un sujet familier de discussion à l'Assemblée générale et au Conseil de sécurité », a déclaré le Secrétaire général, dans un message transmis aujourd'hui, à l'occasion de la 18e Journée mondiale de lutte contre le sida.

« Nous constatons des progrès dans presque toutes les régions du monde. Nous voyons clairement qu'il y a une solution au problème du sida. Nous avons établi un plan d'action précis pour stopper la propagation du sida et inverser la tendance actuelle », a ajouté Kofi Annan.

Les dirigeants réunis au sommet mondial se sont engagés à appliquer pleinement la Déclaration d'engagement sur le VIH/sida, adoptée en 2001, en intensifiant les efforts dans les domaines de la prévention, du traitement, des soins et des services d'appui, en vue d'assurer l'accès de tous, sans exception, à ces programmes qui sauvent des vies, a-t-il rappelé.

« Le temps est venu de reconnaître qu'en dépit des succès remportés dans certains domaines, l'action menée n'est toujours pas à la mesure de l'épidémie. Le temps est venu d'admettre que, si nous voulons réaliser l'objectif du Millénaire pour le développement consistant, d'ici à 2015, à avoir stoppé la propagation du VIH/sida et commencé à inverser la tendance actuelle, nous devons absolument, absolument, redoubler d'efforts », a-t-il affirmé.

« Stopper la propagation du sida n'est pas un objectif du Millénaire pour le développement comme les autres, c'est une condition indispensable pour atteindre la plupart des autres objectifs du Millénaire », a fait observer le Secrétaire général.

Rappelant que l'épidémie poursuit son expansion, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) a appelé aujourd'hui à redoubler d'efforts pour la mise au point de meilleures techniques de prévention, d'une nouvelle génération de traitements plus efficaces et d'un vaccin (voir notre dépêche d'aujourd'hui).

Près de 5 millions de personnes ont été contaminées par le virus du sida au cours de l'année 2005, ce qui porte le nombre de personnes infectées dans le monde à 40,3 millions, le chiffre le plus élevé depuis l'apparition de l'épidémie en 1981, annonçait le dernier rapport annuel de l'ONUSIDA, intitulé « Le point sur l'épidémie du sida 2005 ».

Plus de trois millions de personnes sont mortes de maladies liées au virus du sida en 2005, ce qui porte le nombre de personnes mortes du sida, depuis l'apparition de l'épidémie en 1981, à 25 millions, indiquait le rapport (voir notre première dépêche du 21 novembre 2005 et notre seconde dépêche du 21 novembre 2005).

 

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