Le Conseil de sécurité proroge jusqu'au 15 janvier la Mission de l'ONU au Burundi

30 novembre 2005

Le Conseil de sécurité a décidé aujourd'hui à l'unanimité de proroger le mandat de la Mission des Nations Unies au Burundi jusqu'au 15 janvier 2006, afin d'achever notamment son action de désarmement et de démobilisation, alors que les milices du FNL continuent de poser problème.

Le Conseil de sécurité a décidé aujourd'hui à l'unanimité de proroger le mandat de la Mission des Nations Unies au Burundi jusqu'au 15 janvier 2006, afin d'achever notamment son action de désarmement et de démobilisation, alors que les milices du FNL continuent de poser problème.

Dans sa résolution 1641 adoptée aujourd'hui à l'unanimité, le Conseil de sécurité souligne que la prorogation de l'Opération des Nations Unies au Burundi (ONUB) est fondée sur la persistance « des facteurs d'instabilité au Burundi, qui continuent de constituer une menace pour la paix et la sécurité internationales dans la région ».

Le Conseil avait au préalable entendu un exposé d'Antoinette Batumubwira, ministre des Relations extérieures et de la Coopération internationale du Burundi, qui a évoqué les domaines dans lesquels son gouvernement souhaitait une intervention particulière de l'ONUB.

Parmi ces domaines, Antoinette Batumubwira a cité la « surveillance des frontières du Burundi avec la République démocratique du Congo, l'appui à la finalisation du processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion ainsi qu'à la réforme actuelle du secteur de la sécurité, et le soutien de la promotion des droits humains par le renforcement des capacités existantes, notamment de la société civile et de l'Office du Haut Commissaire aux droits de l'homme au Burundi ».

Évoquant l'évolution de la situation au Burundi, notamment les progrès réalisés et les défis qui demeurent tant sur le plan économique qu'en matière de sécurité, la ministre burundaise a estimé que c'était grâce au travail accompli par l'ONUB que tous les progrès constatés avaient été accomplis.

« C'est dans ce contexte qu'une analyse du nouveau mandat de l'ONUB a été réalisée », a-t-elle signalé, expliquant que le gouvernement burundais et l'ONUB avaient conjointement décidé de recommander le désengagement progressif de l'ONUB à partir du 1er janvier 2006.

Dans son dernier rapport sur l'ONUB, daté du 21 novembre, le Secrétaire général a souligné les progrès accomplis pour promouvoir le processus de paix, dont le bon déroulement des élections, et les progrès accomplis dans le désarmement et la démobilisation des ex-combattants, en particulier les milices civiles.

« Le conflit armé avec les FNL [les Forces nationales de libération, mouvement rebelle hutu] reste une priorité », a fait remarquer le Secrétaire général, exhortant les chefs des FNL à participer aux pourparlers proposés par le gouvernement burundais.

Recommandant au Conseil de sécurité de ne pas proroger l'ONUB plus que nécessaire, Kofi Annan a prôné « la prudence face à l'éventualité d'un retrait international hâtif ou prématuré ».

Le rapport proposait donc une réduction de l'effectif militaire de 2000 personnes, de décembre 2005 à juin 2006, soit 40% de l'effectif militaire total.

À la demande du gouvernement burundais, a-t-il précisé, il est également envisagé d'achever le retrait de la force de l'ONUB – soit les 3 000 soldats restants – pendant le deuxième semestre de 2006.

A l'issue de la séance, dans une déclaration à la presse, le Président du Conseil de sécurité a appelé « le Palipehutu-FNL à s'associer au processus de paix, sans plus d'atermoiements ni de conditions » et a salué la « volonté affichée du Gouvernement de parvenir à une solution pacifique ».

 

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