La FAO réclame plus d'investissement pour la réalisation du premier des Objectifs du Millénaire

8 juillet 2005

Les trois agences des Nations Unies basées à Rome - FAO, PAM et FIDA - ont souligné la nécessité d'investissements accrus dans le développement agricole et rural afin d'atteindre le premier des Objectifs du Millénaire pour le développement, à savoir la réduction de moitié de la pauvreté et de la faim dans le monde d'ici à 2015.

Les trois agences des Nations Unies basées à Rome - FAO, PAM et FIDA - ont souligné la nécessité d'investissements accrus dans le développement agricole et rural afin d'atteindre le premier des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), à savoir la réduction de moitié de la pauvreté et de la faim dans le monde d'ici à 2015.

« Dans le cadre d'une initiative commune, les trois agences ont applaudi à la récente initiative des donateurs relative à l'augmentation de l'aide publique au développement et à l'amélioration de la coordination dans ce domaine », indique un communiqué publié aujourd'hui à Rome.

L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds international pour le développement de l'agriculture (FIDA) ont également exprimé leur satisfaction à l'égard de l'accord intervenu au sein du G8 et aux termes duquel la Banque mondiale, le FMI et le Fonds de développement africain devraient annuler immédiatement quelque 40 milliards de dollars représentant la dette de 18 pays en développement, sans réduire pour autant l'ensemble des fonds consacrés à ces pays et à d'autres pays en développement », indique le communiqué.

Toutefois, les trois agences ont déploré l'insuffisance, durant de longues années, des fonds consacrés au développement agricole et rural ainsi qu'à l'aide directe aux plus nécessiteux malgré le fait que la majorité des pauvres vivent dans les zones rurales où la faim est la principale cause de la pauvreté. Les économies et les sociétés des pays les moins avancés dépendent fortement de l'agriculture. Aussi, la lutte contre la pauvreté et la faim devrait-elle se focaliser, selon les trois agences, sur l'amélioration des moyens d'existence et du niveau de vie des populations rurales.

La tendance actuelle à l'augmentation de l'aide au développement et l'importance accrue accordée à l'agriculture par plusieurs pays en développement offrent de meilleures garanties pour le financement du développement agricole et rural, notent les trois agences.

Quelque 70% des pauvres - 1,1 milliard de personnes - qui vivent avec moins d'un dollar par jour sont des ruraux. La plupart tirent leur subsistance de l'agriculture et des activités dérivées. 852 millions de personnes souffrent de la faim d'une manière chronique, dont 843 millions dans les pays en développement et les pays à économies en transition.

L'ironie du sort veut que la plupart des personnes victimes de la faim soient des agriculteurs qui ne produisent ou ne gagnent pas assez pour subvenir à leurs propres besoins alimentaires.

Parallèlement à la mobilisation des ressources financières, à l'amélioration de l'efficacité de l'aide et à sa focalisation sur les régions rurales, une meilleure harmonisation est nécessaire entre l'aide au développement et les initiatives relatives au commerce agricole. Pour tirer le meilleur profit de l'aide au développement, il convient d'améliorer l'accès des pays en développement aux marchés agricoles tout en rendant leur agriculture plus compétitive sur le double plan interne et international.

L'initiative commune des trois agences - deux rapport (le premier, le deuxième) cosignés par la FAO, le PAM et le FIDA ainsi qu'un troisième document présenté par la FAO - a été lancée la semaine dernière à l'occasion de la réunion, à New York, du Conseil économique et social des Nations Unies.

 

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