Côte d'Ivoire : Kofi Annan se félicite de l'accord conclu à Pretoria

6 avril 2005

Saluant aujourd'hui les résultats de la réunion des parties ivoiriennes qui s'est tenue à Pretoria du 3 au 6 avril, convoquée à l'initiative du Président sud-africain, Thabo Mbeki, le Secrétaire général a appelé à mettre en oeuvre ces engagements « rapidement et de bonne foi », à l'heure où la Mission de l'ONU poursuit l'application de l'embargo sur les armes et alerte sur la situation des droits de l'homme dans tout le pays.

Le Secrétaire général a salué aujourd'hui les résultats de la réunion des parties ivoiriennes qui s'est tenue à Pretoria du 3 au 6 avril, convoquée à l'initiative du Président sud-africain, Thabo Mbeki, au nom de l'Union africaine, indique un message transmis par son porte-parole.

« Le Secrétaire général se réjouit qu'il ait été décidé de « mettre fin à toutes les hostilités » et de « commencer le processus de désarmement ainsi que le démantèlement immédiat des milices ».

Kofi Annan espère également que « des progrès seront faits dans les nombreux domaines couverts à Pretoria en vertu des Accords de Linas-Marcoussis et d'Accra » et il « exhorte les parties à donner effet à leurs engagements respectifs rapidement et de bonne foi ».

Tandis que les Nations Unies examinent les meilleurs moyens d'aider à la mise en œuvre de l'accord de Pretoria, qui établit une feuille de route pour restaurer la paix et la stabilité en Côte d'Ivoire, le Secrétaire général rappelle aux parties que cette responsabilité leur incombe en premier lieu.

Ces progrès ont aussi été salués par l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire ( ONUCI ) dans un communiqué publié aujourd'hui à Abidjan.

Les progrès accomplis en septembre dernier dans la mise en oeuvre des Accords dit d'Accra III (voir notre dépêche du 14 septembre 2004) avaient été suivis du non-respect des échéances prévues (voir notre dépêche du 18 octobre 2004) qui avait pris un tournant majeur avec une violation du cessez-le-feu par les Forces gouvernementales condamnée par le Secrétaire général (voir notre dépêche du 4 novembre 2005).

L'attaque par les Forces gouvernementales ivoiriennes de positions des Forces nouvelles et des troupes de la force d'interposition Licorne, composée de troupes françaises, qui avait fait huit morts (voir notre dépêche du 6 novembre 2004), avait conduit à l'adoption par le Conseil de sécurité d'une série de résolutions imposant notamment un embargo sur les armes et des sanctions à l'encontre des responsables des violations du cessez-le-feu (voir notre dépêche du 15 novembre 2004 et du 16 décembre 2004).

Le Conseil de sécurité a renforcé l'embargo par des mesures supplémentaires le 1er février dernier (voir notre dépêche du 1er février 2005).

A cet égard, l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire ( ONUCI ) a informé aujourd'hui, dans un communiqué, qu'elle poursuivait ses inspections de contrôle de l'embargo à Abidjan, précisant qu'elle les étendait, pour la première fois, aux frontières avec le Ghana et le Liberia, conformément à la résolution 1584 du conseil de sécurité.

« Ces inspections inopinées ont été effectuées au 1er bataillon d'Infanterie des Forces Armées Nationales de Côte d'Ivoire d'Akouedo, au Nord-Est d'Abidjan et dans la région de Toulepleu, près de la frontière avec le Liberia », indique le communiqué, qui précise qu'un contrôle similaire a eu lieu à Appronpronou, à une vingtaine de kilomètres de la frontière ghanéenne.

L'ONUCI a par ailleurs organisé aujourd'hui à Abidjan une conférence de presse du Chef de sa division des droits de l'homme, Simon MUNZU, sur la situation des droits de l'homme en Côte d'Ivoire.

Le dernier rapport de l'ONUCI fait état de graves violations des droits de l'homme dans tout le pays (voir notre dépêche du 31 mars 2005).

 

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