La Commission des droits de l'homme entame sa 61e session

14 mars 2005

Les 53 membres de la Commission des droits de l'homme ont entamé aujourd'hui leur 61e session, pour examiner, jusqu'au 22 avril, les violations des droits de l'homme qui se produisent dans le monde tandis que la Haute Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme regrettait que la diplomatie des droits de l'homme soit insatisfaisante, sporadique et sélective.

« Qu'il s'agisse de faire face à des situations de violations à grande échelle ou de violations sporadiques des droits de l'homme, notre approche des droits de l'homme, en matière de diplomatie - à la fois aux plans bilatéral et multilatéral -, demeure insatisfaisante », a déclaré aujourd'hui Louise Arbour, Haute Commissaire aux droits de l'homme, dans un discours prononcé à l'ouverture de la 61e session de la Commission des droits de l'homme (CDH) qui se tiendra jusqu'au 22 avril au Palais des Nations à Genève, indique un communiqué de l'ONU.

« Elle est sporadique et sélective », a-t-elle ajouté.

En conséquence, a affimé Louise Arbour, la Commission devrait mener les efforts visant à mettre au point des approches plus efficaces qui permettraient une analyse dépassionnée, et lancer des appels concrets et précis pour l'adoption de mesures appropriées.

La Haute Cammissaire a par ailleurs rappelé que « l'obligation de respecter et d'assurer l'application des droits de l'homme incombait aux Etats » car « ce sont les Etats qui signent et ratifient les traités relatifs aux droits de l'homme ». « Quand les Etats violent ces droits, a-t-elle poursuivi, soit directement du fait de leurs propres actions, soit indirectement en échouant à mettre en œuvre les traités ou à contraindre d'autres entités à les respecter, ils en portent la responsabilité ».

Makarim Wibisono, Président de la 61e session de la CDH, a pour sa part voulu rappeler que « ces dernières années, le monde s'était heurté à des défis croissants du fait de conflits et de catastrophes sans précédent ». C'est pourquoi, a-t-il ajouté, il est plus important que jamais de renforcer l'esprit de dialogue et de concertation entre les pays.

De son côté, Mike Smith, Président de la 60e session de la CDH a salué les propositions tendant à intégrer davantage la Haute Commissaire aux droits de l'homme dans les débats du Conseil de sécurité consacrés à ces droits . Il a par ailleurs appuyé l'idée visant à renforcer l'universalité de la représentation au sein de la Commission.

Dans un communiqué publié le 10 mars dernier, l'ONU avait rappelé que la Commission avait été créée en 1946 par le Conseil économique et social des Nations Unies. Composée de 53 États membres, la CDH mène des études, prépare des recommandations et élabore des projets d'instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme. Elle peut également, depuis 1970, enquêter sur des allégations concernant des violations des droits de l'homme.

La CDH qui siège chaque année à Genève pendant six semaines, est l'organe suprême des Nations Unies chargé de veiller au respect des droits de l'homme.

La session 2005 réunit plus de 5 000 délégués. Du 14 au 17 mars, lors du débat de haut niveau, une centaine de hauts responsables gouvernementaux, prendront la parole.

 

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