Ethiopie-Erythrée : prorogation de la mission de maintien de la paix

14 mars 2005

Le Conseil de sécurité a décidé de proroger pour une période de six mois le mandat de la Mission des Nations Unies en Éthiopie et en Érythrée dans une résolution qui engage les deux parties à s'abstenir d'accroître la présence de leurs soldats dans les régions jouxtant la zone de sécurité temporaire et qui souligne l'importance d'appliquer les Accords d'Alger et la décision de la Commission du tracé de la frontière.

Au cours d'une réunion sur la situation entre l'Éthiopie et l'Érythrée, le Conseil de sécurité a adopté aujourd'hui à l'unanimité sa résolution1586 aux termes de laquelle il a décidé de proroger pour une durée de six mois, soit jusqu'au 15 septembre 2005, le mandat de la Mission des Nations Unies en Éthiopie et en Érythrée, indique un communiqué de l'ONU.

Dans sa résolution, le Conseil engage les deux parties à s'abstenir d'accroître la présence de leurs soldats dans les régions jouxtant la zone de sécurité temporaire.

Il souligne qu'il importe au premier chef à l'Éthiopie et à l'Érythrée d'appliquer les Accords d'Alger et la décision de la Commission du tracé de la frontière entre l'Érythrée et l'Éthiopie.

Il demande aux deux parties de normaliser leurs relations.

Par ailleurs, le Conseil engage l'Éthiopie à entamer sans conditions préalables la mise en œuvre du processus de démarcation en prenant les dispositions voulues pour permettre à la Commission de procéder intégralement et rapidement à l'abornement de la frontière.

Enfin, il demande à l'Érythrée d'accepter les bons offices du Secrétaire général et de coopérer avec son Envoyé spécial pour l'Éthiopie et l'Érythrée.

Dans un rapport sur la situation entre l'Erythrée et l'Ethiopie rendu public le 10 mars dernier, le Secrétaire général avait recommandé que le mandat de la Mission des Nations Unies en Ethiopie et Erythrée (MINUEE) soit prorogé pour une période additionnelle de six mois.

Le Secrétaire général s'était déclaré préoccupé par l'éventualité d'une exacerbation des tensions le long de la frontière entre les deux pays du fait de la concentration de troupes éthiopiennes, dont six à sept divisions supplémentaires ont été déployées sur des lieux situés entre 25 et 45 kilomètres de la frontière sud de la zone de sécurité temporaire.

Le Secrétaire général avait appelé les deux parties à s'abstenir de toute action qui serait de nature à déstabiliser la situation qui règne sur le terrain.

Il avait noté avec préoccupation les déclarations selon lesquelles il n'est pas possible d'appliquer en l'état la décision de la Commission du tracé de la frontière et demandait aux parties d'accepter le processus de tracé de la frontière conformément aux instructions de la Commission.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.