L'Assemblée générale exhorte les gouvernements à éliminer la traite des femmes

14 mars 2005

La Commission de la condition de la femme, qui a terminé vendredi sa 49e session, a adopté plusieurs textes dont une résolution qui exhorte les gouvernements à prendre toutes les mesures appropriées pour éliminer le trafic des femmes et une déclaration politique qui reconnaît le lien entre le Programme d'action de Beijing et la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes.

La Commission de la condition de la femme, qui a achevé vendredi 11 mars les travaux de sa 49e session consacrée depuis lundi 28 février au suivi du Programme d'action de Beijing adopté en 1995, a exhorté, dans une résolution adoptée sans vote, les gouvernements à prendre toutes les mesures appropriées pour éliminer le trafic et l'exploitation des femmes et des filles, indique un communiqué de l'ONU publié à New York.

Adoptée vendredi 11 mars par l'Assemblée générale, la résolution a également demandé aux gouvernements de prendre toutes les mesures nécessaires pour s'attaquer aux causes profondes du trafic - pauvreté et inégalité des sexes- ainsi qu'aux facteurs externes - mariages forcés et travail forcé -, notamment en renforçant les législations.

La Commission demande également d'ériger en crime la traite des personnes, en particulier des femmes et des filles, sous toutes ses formes et de condamner et sanctionner les trafiquants et leurs intermédiaires, tout en assurant protection et assistance aux victimes de la traite, dans le plein respect de leurs droits fondamentaux.

Dix ans après la quatrième Conférence mondiale sur les femmes qui s'était tenue à Beijing, les délégations et des milliers de représentantes de la société civile, réunies pendant 15 jours au Siège de l'ONU à New York, ont dressé un bilan mitigé des réalisations en faveur des femmes.

Certes de nombreuses lois et mesures juridiques ont été adoptées dans le monde entier, des améliorations ont été enregistrées dans l'accès des femmes et des filles aux soins de santé et à l'éducation. Toutefois, ont-elles fait remarquer, de nouveaux défis sont apparus comme l'incidence extrême de la pandémie du VIH/sida sur les femmes, la féminisation de la pauvreté et la traite des être humains (voir nos dépêches du 28 février 2005 et du 1er mars 2005).

La Commission avait, au cours de la première semaine de ses travaux, adopté une déclaration politique dans laquelle elle reconnaissait le lien entre le Programme d'action de Beijing et la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW).

A cet égard, l'amendement des Etats-Unis, visant à éliminer les références à la Commission sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), avait été rejeté par un vote de 37 voix contre 6 abstentions.

Lors de cette 49e session, il a également été question des liens entre le Programme d'action de Beijing et les objectifs du Millénaire pour le développement. Les résultats de cette session constitueront d'ailleurs une contribution pour la préparation du sommet sur la mise en œuvre des objectifs du Millénaire prévu en septembre 2005 à New York.

Lors du débat de haut-niveau, certaines ministres avaient mis l'accent sur l'impact du despotisme et de la guerre sur la vie quotidienne de milliers de femmes et d'enfants qui en ont payé un lourd tribut (voir notre dépêche du 4 mars 2005).

Pour sa part, la Haute Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme avait invité la communauté internationale à envoyer le message fort d'un engagement renouvelé en faveur de la promotion et de la protection des droits des femmes (voir notre dépêche du 4 mars 2005).

 

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