La Mission de l'ONU au Burundi enquête sur des abus sexuels commis par des Casques bleus

La Mission de l'ONU au Burundi enquête sur des abus sexuels commis par des Casques bleus

La Mission de l'ONU au Burundi mène à l'heure actuelle une enquête sur des allégations d'abus sexuel de personnes mineures commis par des Casques bleus, a informé aujourd'hui la porte-parole du Secrétaire général, Marie Okabe, lors de son point quotidien avec la presse, au Siège de l'ONU à New York.

« Le major Adama Diop, porte-parole militaire de la Mission, est contact avec le chef de la police burundaise de la zone où les crimes allégués ont eu lieu », a précisé la porte-parole.

Chargée de promouvoir sur le terrain la politique de tolérance zéro décrétée par le Secrétaire général sur les questions relatives aux abus sexuels commis par les Casques bleus, la Vice-Secrétaire générale de l'ONU, Louise Fréchette, s'est récemment au Libéria, en Sierra Leone et en Côte d'Ivoire (voir notre dépêche du 7 mars 2005).

A la suite d'allégations similaires en République démocratique du Congo (RDC), le Secrétaire général avait annoncé, le 9 février dernier, des mesures strictes de cantonnement et de couvre-feu pour le personnel militaire de la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) – c'est-à-dire l'interdiction des relations sexuelles entre les casques bleus de la MONUC et la population congolaise - en attendant la promulgation d'un code de conduite pour tous les casques bleus de l'ONU (voir notre dépêche du 14 février 2005).

De son côté, Jean-Marie Guéhenno, Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, avait proposé lundi 31 janvier, au cours d'une présentation d'un rapport du Secrétaire général au Comité spécial des opérations de la maintien de la paix, une série de recommandations pour régler cette question « de manière énergique » en 2005.

Il avait notamment recommandé la création d'une unité au sein du Département des opérations de maintien de la paix qui soit consacrée aux comportements des Casques bleus, notamment les abus et exploitations sexuels (voir notre dépêche du 31 janvier 2005).