Soudan : les exactions se poursuivent au Darfour

26 janvier 2005

La situation sécuritaire au Darfour continue d'être préoccupante, alerte la Mission avancée de l'ONU au Soudan, qui signale des attaques dans plusieurs régions, alors que le rapport de la Commission d'enquête internationale qui doit déterminer si des actes de génocide ont été commis au Darfour a été remis aujourd'hui au Secrétaire général.

« Jan Pronk, le Représentant spécial du Secrétaire général pour le Soudan, a commencé une visite de deux jours au Nord et au Sud Darfour, où il compte rencontrer des personnes déplacées dans les camps près de Nyala et d'El-Fasher, des représentants des autorités locales, des travailleurs humanitaires et des membres de l'Union africaine », indique un communiqué de la Mission préparatoire des Nations Unies au Soudan (UNAMIS selon son acronyme anglais) diffusé aujourd'hui à New York.

Dans son communiqué, l'UNAMIS fait part d'une dégradation de la situation sécuritaire dans le pays alors que le rapport de la Commission d'enquête internationale visant à déterminer si des actes de génocide ont été commis dans la région du Darfour a été transmis aujourd'hui au Secrétaire général. Il sera communiqué au Conseil de sécurité la semaine prochaine (voir notre dépêche du 24 janvier 2005).

Au Nord Darfour, des organisations non gouvernementales (ONG) ont fait part d'un « afflux considérable » de civils vers Shangil Tobayi, après des combats dans le Djebel Marra oriental.

Au Sud Darfour (carte), la police soudanaise a signalé la mort d'au moins 25 civils dans l'attaque de rebelles contre le village d'Al-Mallam, au nord de Mershing.

Les observateurs de l'Union africaine ont constaté que trois villages voisins avaient été attaqués, précise le communiqué, qui signale un nouvel afflux de quelques 400 personnes déplacées venues se réfugier autour du bâtiment de l'Union africaine à Labado.

Enfin, au Ouest Darfour, plusieurs sources signalent une attaque d'hommes armés sur Seleia, le 21 janvier dernier, qui a causé la mort d'au moins 20 personnes.

Cette zone a été fermée aux opérations de l'ONU, tandis que l'Union africaine mène une enquête sur le terrain, précise l'UNAMIS.

 

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