R. D. du Congo : quatre camps des miliciens démantelés en Ituri

26 janvier 2005

Alors que les forces de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo reçoivent un contingent de 800 casques bleus dans le cadre de l'élargissement prévu par le Conseil de sécurité en octobre dernier, la MONUC a démantelé hier, près de Bunia, dans l'Est du pays, quatre camps de milices responsables d'attaques contre les civils.

« Le contingent bangladeshi de la Mission d'observation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) a démantelé hier les camps de miliciens Asoba et Lelo, dans la région du lac Albert, au sud-est de Bunia », indique Radio Okapi , la radio de la MONUC dans un communiqué publié aujourd'hui, dans lequel elle précise également que « le contingent marocain a détruit deux autres camps de miliciens à Bembe et à Mandro, à 15 km à l'est de Bunia » (carte).

Deux de ces camps appartenaient à « l'Union des Patriotes », a précisé pour sa part le porte-parole du Secrétaire général, Fred Eckhard, lors de son point quotidien avec la presse, au Siège de l'ONU à New York, ajoutant que « les casques bleus avaient saisi des uniformes, des machettes, de la drogue ainsi qu'une grande quantité de vêtements féminins, parce qu'une des milices impliquées a pour habitude de déguiser ses membres en femme avant de lancer une attaque ».

Les casques bleus ont aussi abattu un officier appartenant à une milice, recherché pour violation des droits de l'homme, après un échange de tirs visant les forces de la MONUC.

Par ailleurs, des patrouilles mixtes de la MONUC et de l'armée congolaise, les FARDC (Forces armées de la RDC) ont débuté depuis hier mardi à Bunia, précise Radio Okapi.

« Au cours de celles-ci, deux postes barrières dressés par les miliciens de l'UPC-L, ont été supprimés. L'un à 4 km de Muzipela, l'autre à 8 km plus loin, sur l'axe Bunia-Fataki. Ces patrouilles mixtes continueront pour rassurer les populations et dissuader les milices de harceler les paisibles citoyens », précise le communiqué.

Par ailleurs, la MONUC informe aujourd'hui du déploiement de 800 casques bleus en cours de déploiement à Kinshasa.

« Un bataillon uruguayen, fort de 800 hommes, vient renforcer les troupes ghanéennes et tunisiennes déjà déployées à Kinshasa », précise un communiqué de Radio Okapi, qui explique que « ces trois bataillons vont former ce qu'on appelle la brigade de l'ouest de la MONUC ».

Deux nouvelles brigades (5900 hommes) se déploient également en ce moment au Nord et au Sud Kivu, indique la MONUC, qui souligne que « ce nouveau déploiement des troupes entre dans le cadre du renforcement de la Mission, tel que décidé par le Conseil de sécurité de l'ONU il y a quelques mois ».

Le colonel Yves Duhamel, sous chef d'état-major de la Monuc, a précisé que « ce déploiement n'a pas de rapport avec les événements en cours dans le pays » et qu'il avait été depuis le mois d'octobre dernier ».

Saluant la décision d'accroître l'effectif de la Mission de l'ONU en R.D. du Congo en y ajoutant 5.900 membres supplémentaires de l'armée et de la police civile, votée le 1er octobre 2004, le Secrétaire général avait néanmoins fait remarquer au Conseil de sécurité que le chiffre de 23.900 soldats préconisé dans son rapport du mois d'août, était le «minimum requis» pour faire face aux nombreux défis du pays. (voir notre dépêche du 1er octobre 2004).

Au 31 décembre 2004, la MONUC comptait 12.646 militaires et personnel de police.

 

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