FAO : assistance aux communautés de pêcheurs victimes du tsunami

FAO : assistance aux communautés de pêcheurs victimes du tsunami

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Alors que Kofi Annan a lancé aujourd'hui l'Appel consolidé en faveur des victimes du tsunami, les agences des Nations Unies font connaître leurs propres besoins, l'agence de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture ayant fait savoir qu'il lui faudrait 26 millions de dollars pour le relèvement des communautés de pêcheurs, dont plusieurs millions ont perdu leurs moyens de subsistance.

« L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a lancé aujourd'hui un appel urgent de 26 millions de dollars en faveur des communautés d'agriculteurs et de pêcheurs frappées par le gigantesque raz de marée en Asie du Sud-Est », annonce un communiqué de l'agence publié aujourd'hui à l'occasion du Sommet de Jakarta.

Voir un détail de l'Appel consolidé établi par Bureau de la Coordination des Affaires humanitaires (OCHA), par agence, par pays et par secteur.

« Ces fonds sont requis pour financer des projets de remise en état d'urgence au cours des six prochains mois », indique l'agence qui précise que « les ondes du tsunami ont détruit les moyens d'existence et la base économique de nombreuses communautés du littoral », faisant plus de 150.000 morts et 500.000 blessés et causant chômage, pertes de biens et migration.

Selon la FAO, ce sont les pêches et l'aquaculture qui sont les secteurs les plus durement touchés par le désastre qui a ruiné plusieurs millions de petits pêcheurs qui dépendent de leurs prises de poisson journalières pour se nourrir et se procurer des revenus.

« Outre l'ampleur de la tragédie sur le plan humain, les pêcheurs ont perdu leurs embarcations, leur matériel de pêche et les industries de support. Les animaux de ferme ont été emportés et les cultures - si elles n'ont pas été balayées par l'onde - sont en train de périr à cause de la pénétration de l'eau de mer. De nombreux puits et réservoirs d'eau sont inutilisables à cause de l'eau de mer ou de la pollution. Les systèmes d'irrigation et de drainage ont été détruits », a déclaré Fernanda Guerrieri, chef du Service des opérations d'urgence de la FAO.

"Le besoin d'un relèvement d'urgence de l'agriculture et des pêches dans la région est colossal et sera nettement supérieur à la somme que nous demandons maintenant", souligne-t-elle. "Nos équipes d'évaluation sont déployées dans toute la région pour dresser un bilan précis des dégâts."

L'appel initial de la FAO pour une aide internationale s'insère dans le cadre de l'appel d'urgence de l'ONU en faveur des victimes du tsunami (voir notre dépêche d'aujourd'hui).

La FAO, a déjà puisé sur ses propres fonds environ 1,5 million de dollars pour affronter la situation d'urgence dans les secteurs de l'agriculture et des pêches en Indonésie, aux Maldives, au Sri Lanka et en Thaïlande, détaille dans son communiqué ses projets dans ces pays en Indonésie, aux Maldives et en Somalie.

« Les autres pays touchés - Inde, Thaïlande, Myanmar, Kenya, Tanzanie et Malaisie - n'ont pas encore lancé d'appels à l'aide », rappelle la FAO, bien que « les bureaux de la FAO dans ces pays soient en contact étroit avec les gouvernements concernés et prêts à apporter leur aide ».

Le directeur général de la FAO, M. Jacques Diouf, rencontrera vendredi, à Rome, des ambassadeurs des pays touchés par le tsunami ainsi que des représentants des bailleurs de fonds et ce, dans le cadre du suivi de l'appel de la FAO en faveur des victimes de la catastrophe naturelle, indique par ailleurs le communiqué.

- Dossier spécial 'tsunami' sur le site de l'ONU