Afghanistan mon amour : on reste, déclarent les trois membres de l'ONU ex-otages

24 novembre 2004

Dans leur première déclaration publique, transmise aujourd'hui par la Mission de l'ONU en Afghanistan, les trois membres de l'ONU retenus en otages pendant 27 jours indiquent avoir découvert après leur libération l'étendue de la solidarité des Afghans à leur égard et qu'en dépit de ce qu'ils ont traversé, ils resteraient dans le pays pour continuer à aider le processus en cours.

Dans leur première déclaration publique, transmise aujourd'hui par la Mission de l'ONU en Afghanistan, les trois membres de l'ONU retenus en otages pendant 27 jours indiquent avoir découvert après leur libération l'étendue de la solidarité des Afghans à leur égard et qu'en dépit de ce qu'ils ont traversé, ils resteraient dans le pays pour continuer à aider le processus en cours.

Etre libre depuis un peu plus de 24 h est un « merveilleux sentiment » que nous voulons partager non seulement avec nos familles, amis et collègues ici à Kaboul mais aussi avec le peuple afghan, ont déclaré hier Annetta Flanigan, Shqipe Hebibi et Angelito Nayan, les trois membres du personnel de l'ONU, kidnappés en Afghanistan et gardés captifs pendant 27 jours.

« Depuis que nous avons été remis en liberté, nous avons pris connaissance des nombreuses manifestations de soutien et de solidarité émanant de personnalités afghanes comme d'hommes et des femmes de la rue, certains ayant même offert de devenir otages à notre place », ont-ils exposé.

« Cela nous rend modestes et tellement, tellement reconnaissants », ont déclaré Annetta, Shqipe et Angelito, dans une déclaration commune transmise aujourd'hui par la Mission d'assistance des Nations Unies pour l'Afghanistan (MANUA).

« Pendant les nombreux mois que nous avons passé à travailler ici en Afghanistan, nous avons appris à aimer l'Afghanistan, son peuple, sa culture et ses traditions », poursuivent-ils.

Ils ajoutent que « l'horrible expérience » qu'ils ont traversée, « ne changent pas nos sentiments à l'égard des Afghans et la solidarité qu'ils nous ont manifestée ne fait que renforcer notre engagement auprès de l'Afghanistan pour l'aider dans sa transition vers la paix et la démocratie. »

« Depuis hier, nous avons également appris que de nombreuses personnes et institutions avaient travaillé à notre remise en liberté. Nous les remercions tous », poursuivent-ils, indiquant qu'ils avaient rencontré le Président Karzai et les chefs des agences chargées de la sécurité ainsi que leurs partenaires internationaux.

S'adressant finalement à leurs familles, leurs amis et leurs collègues, Annetta Flanigan, Shqipe Hebibi et Angelito Nayan soulignent que « l'espoir de les retrouver les aide à continuer » et qu'ils les remercient pour « leur amour, leurs prières et leur amitié. »

« Nous avons hâte de rejoindre nos familles et de reprendre notre travail », déclarent-ils.

Le porte-parole de l’ONU à New York a déclaré aujourd’hui à la presse, en réponse à une question de journalistes, que l’ONU avait pour politique de ne pas payer de rançon aux preneurs d’otages et qu’il n’avait pas connaissance que cela ait été le cas à cette occasion non plus.

- Dossier Afghanistan du site de l'ONU

 

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