Assemblée générale : la réforme du Conseil de sécurité a dominé le débat qui s'achève

30 septembre 2004
L'Assemblée générale

Le débat de haut niveau de l'Assemblée générale s'achevant aujourd'hui, cela a été l'occasion pour son président de se livrer à une analyse des positions exprimées par la quasi-totalité des Etats membres de l'Organisation dont 81 représentés par leurs chefs d'Etat et de gouvernement.

La totalité des Etats membres de l'ONU, moins l'un d'entre eux, s'est exprimée, cette année, au cours du débat de haut niveau qui marque traditionnellement l'ouverture de chaque nouvelle session de l'Assemblée générale et s'achevait aujourd'hui.

Cela a été l'occasion pour son président, Jean Ping, ministre d'Etat du Gabon, de se livrer à l'analyse de ces journées au cours desquelles les Etats membres de l'ONU - 81 d'entre eux représentés par leurs chefs d'État et de gouvernement - et deux observateurs ont exprimé leur position sur les grandes questions internationales.

Au hit-parade des sujets de prédilection des orateurs, la question de la réforme du Conseil de sécurité l'a emporté haut la main avec 140 prises de position à ce sujet, suivie par la réforme de l'ONU dans son ensemble qui a suscité des commentaires de la part de 121 intervenants.

Concernant la réforme du Conseil, une majorité a indiqué sa préférence pour l'élargissement des deux catégories de membres, permanents et non permanents, a précisé le président.

« Au regard de l'importance que nos dirigeants accordent à la réforme du Conseil de sécurité, je serai particulièrement attentif aux efforts qu'il nous faudra encore déployer pour parvenir à un consensus dans le traitement de cette question », a-t-il déclaré.

Le président a indiqué que la revitalisation des travaux de l'Assemblée générale avait été « un sujet de grande préoccupation pour la plupart des Etats membres », qui, tout en se félicitant des progrès accomplis pendant la 58ème session, « ont souligné la nécessité de mettre en œuvre les recommandations déjà adoptées à ce sujet et de poursuivre ce processus. »

« Presque tous les orateurs ont exprimé leur préoccupation face à la situation qui prévaut en Iraq et ont demandé à l'Organisation des Nations Unies d'aider autant que faire se peut le peuple iraquien à reconstruire son pays », a également indiqué Jean Ping.

Parmi les autres questions fréquemment abordées par les États Membres lors de ce débat général, la réalisation des objectifs de développement du Millénaire a généralement suscité des commentaires soulignant la lenteur des progrès mais traduisant également un grand intérêt pour le Sommet de 2005.

Le président de l'Assemblée a pour sa part « lancé de nouveau un appel pressant à l'ensemble des Etats membres, afin qu'individuellement et collectivement nous redoublions d'efforts en vue de combler les manquements observés dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. »

« La fatalité ici serait de ne pas agir », a-t-il déclaré.

La situation au Moyen-Orient, dans la région des Grands Lacs et au Darfour a suscité de nombreuses manifestations d'inquiétude de la part des dirigeants et des représentants des États Membres.

De même, les débats ont mis en avant la nécessité de se pencher sur la condition des pays les moins avancés, des pays en développement sans littoral et des petits États insulaires en développement, au regard de leur vulnérabilité économique, sociale et climatique, a également constaté M. Ping.

D'une façon générale, le président de l'Assemblée générale a dit avoir été « frappé par la force des idées exprimées » et « sensible à l'élan de solidarité qui s'est manifesté pour s'attaquer collectivement aux menaces et aux défis qui se posent à l'humanité. »

Il a indiqué qu'en marge du débat général, ses entretiens avec un grand nombre de hauts dirigeants et de représentants d'États Membres avaient mis en évidence la volonté de ses interlocuteurs de renforcer le rôle et l'autorité de l'Assemblée générale et leur attachement au multilatéralisme.

« Ces orientations exprimées par nos dirigeants dessinent le cadre dans lequel se dérouleront les travaux de la présente session, une session charnière [...] à laquelle incombe la lourde responsabilité de préparer les grands événements qui marqueront, l'année prochaine, le soixantième anniversaire de notre organisation », a déclaré le président.

M. Ping a également annoncé qu'il rencontrait cet après-midi les Présidents du Conseil de sécurité et du Conseil économique et social (ECOSOC) dans le but de renforcer la coopération, la coordination et la complémentarité des programmes de travail de ces trois instances et qu'il avait l'intention, en fonction de la disponibilité de ses homologues, de tenir des réunions similaires au cours des prochains mois.

Compte rendu de la réunion

L'intégralité des interventions

 

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