Tous les Ivoiriens résolus à aller vers la paix, affirme le ministre de la Côte d'Ivoire à l'Assemblée générale

27 septembre 2004

Tous les Ivoiriens sans exception sont résolus à rassembler leurs efforts au service de la paix, a déclaré aujourd'hui devant l'Assemblée générale le ministre des Affaires étrangères de la Côte d'Ivoire qui a énuméré les progrès réalisés depuis l'accord d'Accra de juillet sans omettre de mentionner les questions non réglées.

« Nous prenons un nouveau départ. Il est permis d'abandonner le poids des inquiétudes pour emprunter le chemin de l'espérance », a déclaré aujourd'hui devant l'Assemblée générale le ministre d'Etat et ministre des Affaires étrangères de la Côte d'Ivoire, Mamadou Bamba. « Nous sommes résolus », a-t-il ajouté, « tous les Ivoiriens sans exception, à taire définitivement les rivalités qui n'engendrent que haine et rancoeurs et à rassembler nos efforts au service de la paix par le dialogue. »

Indiquant que son pays comptait sur la communauté internationale pour appuyer ces efforts, le ministre a également pris acte, au nom de son gouvernement, de la déclaration à la presse faite ce même jour par le Président du Conseil de sécurité sur la situation dans son pays, « une déclaration qu'il considère comme un encouragement à trouver une issue rapide à la crise », a-t-il déclaré.

Au nombre des mesures récentes prises par les autorités de la Côte d'Ivoire, dans le sillage de l'accord d'Accra, il a rappelé que l'Assemblée nationale ivoirienne avait déjà adopté les lois sur l'amnistie, sur l'identification des personnes et sur le séjour des étrangers en Côte d'Ivoire ainsi que la modification de l'article 26 sur le foncier rural.

Elle a également voté le financement des partis et groupements politiques et des campagnes électorales sur fonds publics, la déclaration du patrimoine du Président de la République, la ratification du protocole additionnel modifiant et complétant les dispositions de l'article 7 du protocole sur la libre circulation des personnes, le droit de résidence et d'établissement signé à Ouagadougou le 30 juin 1989 et la Commission nationale des droits de l'homme en Côte d'Ivoire, a précisé le ministre.

Il a énuméré les textes dont certains sont actuellement en discussion au Parlement et ceux dont il n'est pas encore saisi, citant la révision de l'Article 35 de la Constitution relative aux critères d'éligibilité à la Présidence de la République, le régime juridique de la communication audio-visuelle, le statut de l'opposition, la déclaration du patrimoine des personnalités élues et la répression de l'enrichissement illicite.

Passant au plan militaire, il a mis en avant « la volonté de paix [...] manifeste », prenant comme exemple la reprise « après plusieurs mois d'interruption », des rencontres « dites quadripartites, réunissant les Forces de Défense et de Sécurité et les forces armées des Forces Nouvelles, sous l'égide des Forces impartiales (ONUCI et LICORNE) . »

« Depuis le 4 juillet 2003, les Forces armées gouvernementales et les Forces armées des Forces Nouvelles ont signé un accord marquant la fin de guerre qui a été respecté jusqu'à ce jour », a également souligné le ministre.

Il a ajouté que, « selon le Commandant de la force militaire de l'ONUCI, plus de 90% des effectifs de la force onusienne de maintien de la paix sont déjà déployés sur le territoire ivoirien et qu'il ne restait plus q'un appui du génie militaire pour que cette force soit entièrement opérationnelle. »

Le ministre a également mis en avant la volonté de la Côte d'Ivoire « de s'ouvrir à toutes les visites ou enquêtes », qu'elle a « au demeurant sollicitées », faisant remarque que son pays a reçu de janvier et février 2004, la visite de Rapporteurs spéciaux sur la liberté d'opinion et d'expression, l'élimination de la discrimination raciale, les migrants et le mercenariat et qu'ils « ont bénéficié de la coopération pleine et entière des autorités ivoiriennes. »

Quant à la Commission internationale d'enquête chargée de « faire la lumière sur toutes les violations présumées des droits de l'homme perpétrées en Côte d'Ivoire depuis le 19 septembre 2002 », il a jugé souhaitable qu'elle « apporte un éclairage sur toutes les allégations de violations des droits de l'homme en Côte d'Ivoire, y compris celles perpétrées récemment à Korhogo. »

L'intégralité des interventions

 

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