La révision des conditions d'élégibilité à la présidence ivoirienne réclamée par l'ONU

27 septembre 2004

Tout en se déclarant satisfait de la reprise du travail du gouvernement ivoirien, le Conseil de sécurité a réclamé aujourd'hui au président de la Côte d'Ivoire de faire tout son possible pour que soit révisé, « comme il s'y est engagé à Accra », l'article de la Constitution portant sur les conditions d'éligibilité à la présidence.

A la suite de l'exposé effectué par le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Côte d'Ivoire, Albert Tevoedjre, lors de consultations à huis clos qui se sont déroulées aujourd'hui, les membres du Conseil ont pris note avec satisfaction de la reprise du travail du gouvernement de réconciliation nationale conformément aux engagements pris lors du Sommet d'Accra III le 30 juillet dernier, a déclaré à la presse le Président du Conseil de sécurité, l'ambassadeur de l'Espagne, Juan Antonio Yañes-Barnuevo.

Dans cette déclaration, il a toutefois souligné que les membres du Conseil avaient exprimé leur préoccupation devant l'absence de progrès dans les domaines clefs du processus de réconciliation nationale à la veille des échéances fixées à Accra III.

Les membres du Conseil ont exhorté en particulier le Président Laurent Gbagbo à faire tout ce qui est en son pouvoir pour mener à bien la révision de l'article 35 de la Constitution [sur les critères d'éligibilité à la présidence du pays] comme il s'y est engagé à Accra.

Ils ont également exhorté les Forces nouvelles à commencer aussitôt que possible avant le 15 octobre et sans conditions préalables le processus de démobilisation, désarmement et réintégration comme elles s'y sont engagées a Accra et ont souligné que tous les groupes paramilitaires et toutes les milices doivent aussi être désarmés.

Ils ont enfin exhorté les députés ivoiriens à accélérer l'examen des textes de lois à l'Assemblée nationale en vue de leur adoption avant la fin de ce mois de septembre, notamment celui sur la commission électorale indépendante.

Les membres du Conseil ont enfin rappelé que la tenue d'élections ouvertes, libres et transparentes avant novembre 2005 était la seule issue possible à un règlement pacifique de la crise en Côte d'Ivoire.

 

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