Côte d'Ivoire : nouvel appel à l'intervention de présidents africains et de Kofi Annan

27 septembre 2004

Dans son rapport bimensuel, le Groupe de suivi des accords d'Accra III recommande aux présidents du Ghana, du Nigeria et au Secrétaire général de l'ONU de rencontrer le président de la Côte d'Ivoire pour établir quels obstacles s'opposaient à l'application des accords de Linas-Marcoussis et notamment à la révision de l'article 35 de la Constitution sur les conditions d'éligibilité aux élections présidentielles.

Dans ce troisième rapport , le Groupe de suivi, créé dans le cadre de l'accord conclu le 30 juillet dernier à Accra visant à la remise sur les rails des accords de Linas-Marcoussis, indique que, « si l'on en juge d'après les travaux de l'Assemblée nationale, il est évident que le calendrier défini par l'accord d'Accra III ne sera probablement pas tenu et qu'il était peu probable que les textes législatifs envisagés au titre des Accords de Linas-Marcoussis soient passés d'ici au 30 septembre ».

« Le temps est également venu », conclut le Groupe, « de voir quelles autres démarches pourraient être entreprises pour faire se rencontrer et se concerter les quatre principaux dirigeants politiques, le président Gbagbo, M. Konan Bedie, M. Alassane Ouattara et M. Guillaume Soro, de façon à se livrer à un examen critique de la formule politique qui pourrait être trouvée pour résoudre la question de l'article 35. »

Le Code de la nationalité, indique au préalable le rapport, a été retiré des textes présentés à l'Assemblée nationale et fait l'objet de consultations au sein du Gouvernement.

Si quelques progrès ont été enregistrés avec l'adoption au niveau des Commission des projets de lois concernant le financement public des partis politiques, des groupes et campagnes électorales, la composition de la Commission électorale indépendante n'a pu faire l'objet d'un accord et a été retirée de l'ordre du jour à la demande du gouvernement qui a manifesté l'intention de chercher à trouver une solution à l'impasse, indique également le Groupe.

Celui-ci attire cependant l'attention sur le fait qu'en dépit de l'impression produite par les divisions tranchées qui subsistent, le rapport mentionne que des tentatives sont faites pour encourager les alliances et raccommoder les relations personnelles entre les acteurs politiques.

« Un cas frappant à ce égard est la décision prise au niveau du Gouvernement de réconciliation nationale d'améliorer ses relations personnelles et sociales avec les membres du gouvernement », indique le Groupe de suivi qui précise que le principe de déjeuners organisés tour à tour, tous les 15 jours, par les différents acteurs politiques, en commençant par le Premier ministre et en poursuivant avec l'ancien Premier ministre, avait été retenu.

Le Conseil de sécurité est réuni aujourd'hui sur cette question pour des consultations à huis clos auxquelles participe le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Côte d'Ivoire, Albert Tevoedjre. Une déclaration du Conseil est attendue à l'issue de ces discussions, a indiqué le porte-parole de l'ONU.

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