La loi électorale signée par le Président de l'Afghanistan

27 mai 2004
Hamid Karzai

Tandis que la loi protégeant les droits des partis, des candidats et des électeurs vient d'être signée par le Président Karzai, le Secrétaire général de l'ONU a nommé un des deux Représentants spéciaux adjoints dans le pays et le Représentant spécial de l'ONU pour l'Afghanistan s'exprime aujourd'hui devant le Conseil de sécurité à New York.

Le Secrétaire général de l'ONU a nommé Filippo Grandi, qui dirigeait jusqu'alors le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) en Afghanistan au poste de Représentant spécial adjoint chargé de superviser le processus électoral, le programme de Désarmement-réintégration des combattants ainsi que de s'assurer que les droits politiques sont respectés dans cette période préélectorale, indique aujourd'hui un communiqué de la Mission d'assistance de l'ONU en Afghanistan, la MANUA.

Son porte-parole, Manoel de Almeida e Silva, a indiqué que M. Grandi rejoignait la Mission, précédé par « la confiance et du respect qu'il avait su gagner auprès des Afghans, de la famille de l'ONU et du corps diplomatique. »

Par ailleurs la loi électorale qui vient d'être signée par le Président Karzaï fera l'objet aujourd'hui à 17 heures à Kaboul au Ministère de l'information et de la culture, d'une conférence de presse en présence du Président du Comité conjoint de la gestion électorale et du Ministre de la Justice, Abdul Karim Rahimi.

Pour s'assurer que les droits des partis politiques et des candidats indépendants étaient respectés, le Ministre de l'Intérieur avait récemment adressé des directives aux gouverneurs et aux commandants chargés de la sécurité portant sur la conduite qu'ils devaient adopter durant la période d'inscription électorale, pendant la campagne politique et la période des élections.

Ces instructions incluaient la sécurité des locaux des partis enregistrés ou accrédités et leur accès équitable aux médias ainsi que la prévention de toute forme de violence.

Ce que ces directives leur interdisaient en revanche était d'interférer dans la campagne d'inscription et pendant les élections, d'utiliser les ressources de l'Etat pour soutenir ou critiquer certains partis politiques ou candidats, d'inciter la population à voter pour tel ou tel candidat et de chercher à savoir pour qui elle allait voter, de fermer les locaux d'un parti politique à moins que cela ne leur soit ordonné par la Cour suprême, d'utiliser leurs armes comme moyen d'intimidation et de harceler les journalistes ou de les empêcher de mener leurs activités professionnelles.

Une nouvelle explosion qui s'est produite à proximité de deux véhicules de l'UNOPS (le Bureau des Nations Unies pour les services d'appui aux projets) hier à Talogan, qui n'a fait aucune victime et n'a causé que peu de dégâts aux véhicules est toutefois venue toutefois assombrir ces dernières journées, a indiqué le porte-parole de la MANUA, qui a rappelé qu'un premier incident de ce type s'était produit il y a deux mois dans le même secteur.

 

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