R.D. du Congo : inquiétude à la Mission de l'ONU sur le retard pris dans le désarmement des groupes armés

20 mai 2004

L'inquiétude grandit à l'égard du retard pris dans les opérations de Désarmement-réintégration en République démocratique du Congo (RDC), indique aujourd'hui un reportage publié sur le site Internet de la Mission de l'ONU en RDC qui attribue ce retard au fait que le Gouvernement n'ait toujours pas nommé un Coordonnateur du programme national.

L'inquiétude grandit à l'égard du retard pris dans les opérations de Désarmement-réintégration en République démocratique du Congo (RDC), indique aujourd'hui un reportage publié sur le site Internet de la Mission de l'ONU en RDC qui attribue ce retard au fait que le Gouvernement n'ait toujours pas nommé de Coordonnateur du programme national.

Malgré la récente publication d'une série de décrets nommant les administrateurs provinciaux du pays et des officiers de l'armée nationale, le retard pris dans le programme national de Désarmement-réintégration semble être un sujet d'alarme pour la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (MONUC).

Une analyse des récentes évolutions politiques et militaires, réalisée par l'Unité post-conflit du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a souligné la précarité de la situation, particulièrement à l'Est et au Nord-Est de la RDC, indique la Mission.

Le 12 mars, la MONUC a commencé à déployer à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu dans l'Est de la RDC, les premiers éléments des 3 500 Casques Bleus devant constituer la Brigade des Kivus. Peu de temps auparavant, Joseph Kasongo, le commandant du RDC-Goma, avait été arrêté à Bukavu à la suite de la découverte d'une cache d'armes à son domicile. Transféré à Kinshasa, il avait par la suite été libéré. Les tensions et échauffourées dans la ville avaient commencé dès le début du mois de février quand la découverte de caches d'armes avait entraîné la suspension de son gouverneur et ancien chef rebelle, Xavier Ciribanya Cirimwami.

En ce qui concerne le Nord-est du pays, dans le cadre de la stratégie intérimaire de Désarmement-réintégration adoptée au mois de mai 2003 par le Gouvernement et la communauté internationale, le PNUD a élaboré un Plan de l'Ituri qui propose un désarmement spontané et volontaire des combattants. Finalisé le 5 mars 2004 par un groupe de travail conjoint composée de représentants du Gouvernement, de la Banque Mondiale, de la MONUC, du PNUD et de la Belgique, il définit les objectifs à atteindre, les différentes phases d'exécution et inclut un projet de budget.

Selon le PNUD, le financement du programme est en place depuis le mois de novembre 2003.

L'exécution du Programme se heurterait à deux obstacles principaux, l'un d'entre eux concernant la restructuration de l'armée.

L'autre difficulté provient d'une carence en ressources humaines. Selon la MONUC, un expert en communication sociale devrait être nommé pour l'assister dans la définition des politiques de communication sociale et la sensibilisation en matière de DDR.

Sa tâche inclurait l'apport d'une assistance technique dans la conception et l'élaboration des outils de sensibilisation, la mise en place d'un réseau de communicateurs sociaux en appui au désarmement. Il serait également chargé des activités de formation des cadres nationaux engagés dans le programme et conseillerait le gouvernement dans le domaine de la collecte, de la gestion et de la diffusion de l'information institutionnelle relative à l'opération.

Le PNUD souhaiterait voir mis en œuvre le projet qu'il a mis au point depuis déjà plusieurs mois dans le cadre de sa coopération avec le gouvernement. Les informations apportées par la MONUC indiquent par ailleurs que « plusieurs ex-combattants gardent jalousement leurs armes » tandis que, indique l'article, on estime à plus de 14 000 le nombre des personnes armées qui se sont évanouies dans la nature.

 

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