Au menu de la rencontre Kofi Annan-Tony Blair ce soir, l'Iraq et la façon d'y progresser

Au menu de la rencontre Kofi Annan-Tony Blair ce soir, l'Iraq et la façon d'y progresser

K. Annan (à droite) et T. Blair (archives)
Interrogé par la presse à sa sortie du Conseil de sécurité sur sa rencontre avec le Premier Ministre britannique, ce soir lors d'un dîner de travail, le Secrétaire général de l'ONU a indiqué que l'Iraq figurerait sans aucun doute au premier plan des discussions et qu'il tendait à penser que l'ONU serait là pour aider les Iraquiens mais qu'ils avaient « le talent » nécessaire pour faire beaucoup par eux-mêmes.

« J'attends avec intérêt de discuter de la situation actuelle [en Iraq]et de la façon d'avancer et je suis sûr qu'il souhaitera parler de la mission de Lakhdar Brahimi, de la transition politique en Iraq », a déclaré Kofi Annan en réponse à une question d'un membre de la presse.

Interrogé à ce sujet, il a expliqué qu'une des approches de son Conseiller spécial pour l'Iraq consistait à encourager les Iraquiens à parvenir à un consensus quel qu'il soit sur la façon de constituer un gouvernement de transition. « M. Brahimi s'efforce de les aiguiller dans cette direction. Ces questions continuent à être discutées et j'attends son retour pour avoir un rapport complet et me déterminer sur ce qu'il y a lieu de faire », a-t-il ajouté.

Quant aux perspectives d'un retour massif de l'ONU en Iraq, sujet d'une autre question de la part des médias, Kofi Annan a répondu en soulignant que « les Iraquiens avaient eux-mêmes beaucoup à faire. »

« L'approche de Lakhdar Brahimi, notre approche dans notre manière de travailler avec les Iraquiens est de parvenir à un dispositif qu'il juge acceptable et de travailler avec eux à sa mise en œuvre. En réalité, une large part de la mise en œuvre et du suivi sera effectuée par les Iraquiens », a-t-il précisé.

« Nous les aiderons mais je ne pense pas qu'il faille que l'ONU agisse à leur place. Ils ont le talent et je crois que leur sont fournies les conditions adéquates, à condition que la sécurité soit à nouveau assurée, pour que les Iraquiens puissent faire beaucoup par eux-mêmes. »

Une porte-parole de l'ONU a indiqué par ailleurs que Lakhdar Brahimi avait quitté l'Iraq et se trouvait actuellement au Koweït.