L'Arctique confrontée à des changements majeurs si l'Europe et d'autres régions ne réagissent pas

16 mars 2004

L'environnement unique et les populations autochtones de l'Arctique sont de plus en plus menacés par l'activité industrielle et la région court le risque de changements majeurs si les décideurs de l'Union européenne et d'autres régions ne relèvent pas sérieusement les problèmes identifiés, indique un rapport co-publié par l'agence de l'ONU pour l'environnement et l'Agence européenne pour l'environnement .

L'environnement unique et les populations autochtones de l'Arctique sont de plus en plus menacés par l'activité industrielle et la région court le risque de changements majeurs si les décideurs de l'Union européenne et d'autres régions ne relèvent pas sérieusement les problèmes identifiés, indique un rapport co-publié par l'agence de l'ONU pour l'environnement et l'Agence européenne pour l'environnement .

Le nouveau rapport, « Environnement arctique: perspectives européennes », compilé par le centre GRID-Arendal du PNUE, tire la sonnette d'alarme: la région polaire septentrionale est confrontée à diverses menaces nées du développement non durable, de la pollution et des changements climatiques.

Le morcellement du développement régional commence également à exercer des effets cumulatifs majeurs sur l'environnement arctique, avec des conséquences économiques et sociales très défavorables pour les populations indigènes, indique un communiqué PNUE/AEE.

"Les effets conjugués des niveaux élevés de produits chimiques toxiques chez les populations inuit locales, de la fonte du permafrost et du recul des glaciers sur toute cette région, font de l'Arctique une sorte de système d'alerte environnementale pour le monde entier," déclare Klaus Toepfer, directeur exécutif du PNUE.

M. Toepfer souligne qu'il « existe heureusement des mesures pour s'attaquer à ces problèmes ».

Le 17 mai prochain, indique-t-il, la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants va devenir juridiquement contraignante. Cet accord juridique international engage les gouvernements à mettre un terme à la production et à la dispersion de douze polluants hautement toxiques surnommés « The dirty dozen. » (« La douzaine sale »).

« En outre, précise M. Toepfer, le Protocole de Kyoto peut entrer en vigueur et permettre la mise en place de mesures complémentaires pour combattre les changements climatiques si la Fédération de Russie y adhère."

Il fait également remarquer que, pour les décideurs de l'Europe tout entière, « l'adoption de telles mesures ne va pas se traduire seulement pour leurs pays par des avantages écologiques et sociaux, mais également par des retombées économiques évidentes pour leurs pays."

« Quant aux changements climatiques, la mise en oeuvre de politiques en faveur des énergies renouvelables et autres actions permettant de réduire l'énorme charge financière que représentent les inondations et autres désastres météorologiques va donner naissance à des économies plus fortes et plus saines. Loin d'exercer un impact économique négatif, le Protocole de Kyoto peut aider à stimuler des économies saines qui profiteront aussi bien à l'Arctique qu'à l'Europe », indique le chef du PNUE.

 

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